Depuis ce matin, l’ancien Permanent Secretary (PS) au ministère du Commerce Rachad Hosany est interrogé “under warning” dans le cadre de l’enquête du Central CID sur l’octroi du contrat jackpot de Rs 10 milliards au groupe Bhunjun pour le fret pétrolier de la State Trading Corporation (STC). En l’absence du Chairperson, il avait présidé la réunion du board de la STC du 27 novembre 2009, avec pour unique item à l’agenda la signature coûte que coûte du contrat pour l’opération du pétrolier Red Eagle du groupe Bhunjun.
Rachad Hosany a été dénoncé par l’ancien directeur général de la STC, Ranjitsing Soomarooah et l’ancien ministre Mahen Gowressoo, dit « Poupett », comme étant un maillon d’envergure dans le mécanisme de pressions et de menaces de l’Hôtel du gouvernement pour faire signer le contrat Betamax. Peu après 10 h ce matin, l’ancien PS s’est présenté au Central CID en compagnie de son homme de loi, Me Razack Peeroo, ancien Speaker de l’Assemblée nationale, pour le démarrage de son interrogatoire formel. Après l’ancien ministre du Commerce Mahen Gowressoo, l’ex-directeur de la STC Ranjitsing Soomarooah et l’ancien chef de Cabinet Kandasamy Pather, ce haut fonctionnaire devra répondre aux questions du CCID quant à son rôle dans le scandale Betamax. Rachad Hosany devrait donner des précisions sur comment il avait été propulsé à la présidence du conseil d’administration de la STC pour une réunion d’urgence le 27 novembre 2007 — la présidente ayant refusé de le faire — pour que les ordres formels du Premier ministre soient exécutés concernant le contrat de Betamax.
Rachad Hosany devra également confirmer si les membres du board de la STC avaient été séquestrés dans l’antichambre du bureau du ministre du Commerce pendant toute la journée pour éviter des ennuis à haut niveau. De son côté, l’ancien directeur général de la STC Ranjitsing Soomarooah avait maintenu avec force, par le biais de son avocat, Me Rama Valayden, que pour cette réunion d’urgence, il avait insisté auprès de l’ancien PS Hosany pour que cette instruction pour le board soit émise par écrit. D’autre part, l’ancien PS devra indiquer d’où émanaient les directives imposant que ce contrat jackpot de Rs 10 milliards soit alloué au groupe Bhunjun.
Pour se tirer d’affaire, l’ancien ministre Gowressoo s’est présenté comme « enn poupett dan sa zafer Betamax-la », accusant l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam d’être à l’origine de cette décision faisant l’objet d’une enquête au pénal.