L’ancien vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo, a comparu devant le tribunal de Port-Louis ce matin, aux côtés de son homme de loi, Me Raj Pentiah. Cela dans le but de s’acquitter d’une caution de Rs 50 000 et d’une reconnaissance de dettes de Rs 500 000. Anil Bachoo répond à des charges de « Conspiracy to do an unlawful act » et « Breach of Procurement Act ».
L’ex-VPM Anil Bachoo avait recouvré la liberté conditionnelle lors de sa comparution devant la Bail and Remand Court samedi, après avoir été interrogé plus tôt dans la matinée par les enquêteurs de la Central Criminal Investigation Division. L’ancien ministre des Infrastructures publiques avait été confronté aux deux charges portées contre lui et a été remis en liberté conditionnelle contre une caution de Rs 50 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 500 000.
À sa sortie du tribunal ce matin, Anil Bachoo a déclaré à la presse que durant son mandat sous l’ancien gouvernement, il a agi dans l’intérêt public. « Mo’nn azir dan lintere piblik. Piblik mauricien konpran kiete flashflood e nou kone par ki maler pei-la inn pase sa lepok-la. An tan ki enn gouvernman responsab nou’nn pran desizion ki bizin e mo pena okenn regre lor-la. Mo fer konfians la zistis et nou pou gete kot sa pou ale », a déclaré l’ancien VPM.
Anil Bachoo avait été interrogé under warning dans le cadre des contrats de Rs 500 millions alloués par la NDU sans appel d’offres après les flashfloods du début de l’année 2013. L’ex-ministre des Infrastructures publiques est accusé d’avoir comploté avec Hurrydeo Bholah, ingénieur à la National Development Unit, en 2013 et 2014, pour commettre des infractions à la Public Procurement Act et autres règlements relatifs aux contrats alloués sous les Emergency Procurement Procedures. Il lui est aussi reproché d’avoir enfreint les dispositions de la Prevention of Corruption Act en ne passant pas par les procédures d’appels d’offres pour l’allocation des contrats dans le cadre de l’Emergency Rehabilitation Programme après les inondations de mars 2013.
Anil Bachoo, qui devait faire un détour au Moka Detention Centre dans la soirée de vendredi, a finalement été libéré sur parole. Cela suite à une intervention in extremis, alors que les formalités de détention étaient sur le point d’être bouclées en fin de journée.