« La conversion de toilettes en bâtiments commerciaux pourrait être gelée », a annoncé Georges Ah-Yan, porte-parole du Forum Citoyen Libre (FCL) ainsi que celui de la Platform Pou Sov Nou Laplaz. Hier, il est intervenu lors d’un meeting sur la plage de Pereybère, donnant des détails sur le hearing tenu mardi dernier au Conseil de District de Pamplemousses à ce sujet.
Avec la nouvelle notice émise le 22 août 2013 par la Beach Authority (BA) concernant des « renovation works for three commercial buildings » dans les anciennes toilettes sur la plage de Mon-Choisy, le FCL a tenu à soutenir sa protestation à travers une lettre envoyée au District Council de Pamplemousses. Dans cette correspondance, le FCL a manifesté son objection à ce projet, réclamant dans la foulée des détails sur les travaux que compte entreprendre la BA sur cet édifice. C’est ainsi que Georges Ah-Yan a été invité à s’exprimer lors d’un hearing mardi dernier. Il a fait comprendre aux membres du Conseil que « nos plages sont du domaine public et la mise en place de bâtiments commerciaux contraint l’espace dont bénéficient les pique-niqueurs ». Il a également tenu à rappeler à la BA ses « responsabilités réelles ». « Selon la BA Act, cet organisme n’a pas le pouvoir d’effectuer des développements économiques sur les plages publiques. Il a la responsabilité d’offrir les facilités au public sur les plages », soutient-il. Concernant les travaux de conversion sur la plage de Mon-Choisy, M. Ah-Yan allègue que la BA serait allée de l’avant avec les projets de construction « tout en sachant qu’elle n’en a pas le pouvoir ». Il est revenu sur la nouvelle demande de la BA pour les renovation works pour trois bâtiments commerciaux sur les anciennes toilettes publiques. Ce « manque de respect » envers des citoyens par la BA a persisté alors qu’un ordre de la cour en 2010 l’avait forcée à faire machine arrière sur ce projet, dit-il.
Pour l’intervenant, le FCL a avancé toutes les raisons nécessaires pour procéder au gel, une fois de plus, de ce projet qui « une fois concrétisé, aurait réduit la superficie de la plage publique ». Il propose que les bâtiments dans le viseur de la BA soient convertis en des centres de facilités pour les Mauriciens, avec principalement un centre de First Aid, un National Coast Guard Post ainsi qu’un Police Post. « Cela assurerait la sécurité des Mauriciens qui passent leurs journées à la plage ».
Le Conseil de District devrait soumettre sous peu sa position sur ce dossier. Pour le FCL et la Platform Pou Sov Nou Laplaz, « que les citoyens aient pu s’exprimer lors d’un hearing est déjà une grande victoire pour nous. Cela favorise l’ouverture au dialogue ».
À Pereybère, c’est l’installation de trois bâtiments commerciaux en bordure de route que déplorent les activistes. Ils pointent du doigt l’absence de transparence sur la gestion de ces dossiers ainsi que des avis de construction avant l’érection de ces nouvelles structures sur les plages publiques.