Des possibilités de coopération dans le domaine médical et dans celui de la formation ont été discutées hier à Port-Louis entre le ministre de la Santé Anil Gayan et une délégation de la Clinique Fortis-Darné de Floréal, composée de Sonal Pahwa, Head International Sales, et d’Unmati Negi, Chief Operating Manager. Ces derniers ont proposé au ministère de la Santé des échanges de chirurgiens étrangers. Ils ont aussi indiqué que la Clinique Fortis Darné mettra en chantier une école de formation pour les infirmiers, et ce, probablement avec le Charles Telfair Institute.
Sonal Pahwa, Head International Sales et Unmati Negi, Chief Operating Manager de Fortis-Darné, ont proposé au ministre de la Santé des échanges lors des visites des chirurgiens étrangers à Maurice. « Nous voulons une collaboration avec le ministère de la Santé. Nous proposons que les praticiens étrangers effectuent des interventions chirurgicales dans le service public. Le ministère n’aura qu’à payer les frais du voyage et le logement ». Une intervention cardiaque, a indiqué Sonal Pahwa, « coûte environ USD 3 500 et une opération neurologique entre USD 2 000 et USD 5 000 ». Il propose que les frais soient partagés entre la clinique et le ministère de la Santé. Les déléguées de Fortis-Darné ont exposé au ministre de la Santé les interventions chirurgicales pratiquées à la clinique, dont les transplantations du rein, la chirurgie vasculaire et cardiaque.
Anil Gayan a exposé à ses interlocuteurs la politique de son ministère qui est celle de cesser d’envoyer les patients mauriciens à l’étranger pour des traitements et de les regrouper pour qu’ils soient opérés à Maurice par des chirurgiens étrangers. « Cette pratique est surtout dans l’intérêt des malades ». Il a néanmoins ajouté que « les soins gratuits pour les patients sont coûteux pour le Trésor public. Nous ne pouvons obtenir d’une vache plus de lait qu’elle ne peut en donner ». Anil Gayan a par ailleurs reproché aux cliniques privées de ne pas divulguer aux patients, dès le départ, le coût de leur hospitalisation et de leur opération. Ce à quoi Unmati Negi a répondu qu’il existe à Fortis-Darné « un protocole qui est appliqué à la lettre ». Le ministre de la Santé a aussi déploré que les médecins de ces établissements privés demandent aux patients de faire une batterie de tests coûteux et inutiles, mais a indiqué qu’il ne s’oppose pas à une coopération plus étroite entre les cliniques privées et le ministère. Il a ensuite déclaré qu’il verra dans quelle mesure des interventions pourraient être réalisées selon des conditions strictes au lieu d’envoyer des patients mauriciens à l’étranger.