Le mécanicien (en rouge) indiquant aux enquêteurs ses faits et gestes le jour du drame

Le témoin qui avait apporté de nouvelles précisions à l’enquête sur le décès de Seewajee Bhikoo, mort d’une balle à la tête dimanche devant la maison du haut-commissaire de l’Inde, a allégué avoir reçu des menaces de mort.

Il a fait une déposition en ce sens hier, mercredi 4 septembre, au poste de police de Floréal.

Ce trentenaire a expliqué, dans sa version des faits, qu’il s’était rendu à une boutique du coin en voiture aux alentours de 19h15 quand un individu se serait approché de lui. Ce dernier, portant des gants et un casque intégral, lui aurait lancé : « Pa koz …, sinon to pou mor ». 

Pour rappel, Seewajee Bhikoo, 52 ans, a été tué d’une balle à la tête provenant de l’arme du constable Jevin Ramah, qui était en service devant la demeure du haut-commissaire indien à Floréal. Ce dernier, âgé de 29 ans, avait expliqué les circonstances dans lesquelles la victime avait été atteinte d’une balle à la tête.

Une charge provisoire de « murder » a été logée contre Jevin Ramah, le lundi 2 septembre. Son interrogatoire s’est poursuivi le jour suivant, où il a été confronté aux nouveaux éléments de l’enquête. Il a ensuite été reconduit en détention.

Craignant pour sa sécurité, il s’est tourné vers la police. Une enquête a été ouverte en ce sens.

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