Les débats sur le projet de loi destiné à autoriser l’interruption volontaire de grossesse dans des cas spécifiques ont démarré hier avec la présentation de l’Attorney General, qui a précisé d’entrée qu’il ne s’agit pas d’introduire l’avortement à la demande. « L’avortement sera simplement autorisé dans les paramètres définis par l’actuelle législation. Le gouvernement croit qu’un choix doit être accordé aux femmes. Elle devrait choisir entre la vie et la mort. Elle doit pouvoir choisir entre poursuivre sa grossesse ou non si elle a été victime de viol ou d’inceste », a déclaré Yatin Varma. Ayant pris en compte certaines propositions formulées par l’opposition, il a annoncé que plusieurs amendements seront apportés au texte de loi et notamment pour les cas de viol, la référence au médecin sera enlevée. En outre, les mesures contre des fausses déclarations de viol à la police seront renforcées. Le spécialiste concerné ne procédera pas à l’interruption de grossesse à moins d’avoir obtenu une autorisation écrite de la personne enceinte. Sept orateurs du leader de l’opposition Paul Bérenger sont intervenus hier. Les débats ont été ajournés sur une proposition du ministre de la Santé, Lormus Bundhoo. Le parlement se réunira à nouveau vendredi à partir de 15 h 30.