Tant au gouvernement central que des administrations régionales, c’est l’incurie généralisée, alors que le pays est menacé par différentes épidémies, dont des cas de dengue. A Curepipe, le boulevard Victoria ressemble non seulement à une forêt, mais les arbustes non élagués depuis des lustres posent un vrai problème aux automobilistes, tandis qu’ailleurs, dans la Ville « lumière », des herbes folles jonchent un peu partout les drains.

Il y a aussi ceux qui, tolérés, laissent pousser de hautes haies d’arbustes sur la route et derrière leurs murs et qui ne sont jamais pris en contravention, pour qu’enfin ils  entretiennent les plantes qui envahissent le domaine public.

Mais il n’y a pas qu’à Curepipe que les habitants craignent l’éclatement d’une épidémie. A aussi des allures de forêt, la bretelle qui part de l’autoroute M1 à hauteur de Réduit pour rejoindre le fly-over de Moka.

Il n’y a, en fait, aucune politique d’entretien des espaces verts publics. Ils ne sont nettoyés et remis en forme que lorsqu’il y a un visiteur étranger qui va emprunter certaines voies et c’est alors que les arbustes au milieu de l’autoroute sont vite taillés. C’est apparemment ce qu’on appelle une « smart Island » et on s’étonne que les cas de dengue se propagent.