Des membres du Mouvement militant mauricien (MMM) ont, lors d’un congrès mercredi soir, pris à parti le leader du Mouvement mauricien social démocrate (MMSD). Outre son ingérence dans l’administration et les décisions municipales, Éric Guimbeau a également fait l’objet de critiques pour ne pas s’être prononcé au parlement sur les lois du travail, la lutte contre le trafic de drogue, entre autres. C’était lors du congrès nocturne de l’opposition mercredi à Curepipe.
Le leader de l’opposition au Conseil de Curepipe, Ananda Rajoo, a lancé la première pique en direction du MMSD. Intervenant mercredi soir au congrès du MMM/MSM à l’hôtel de ville de Curepipe, il a parlé de « l’incompétence du maire Mario Bienvenu » dans la gestion de la ville lumière. « Depi 2005, ena skandal dan Curepipe. Mario Bienvenu aster pe vinn kasiet tou seki finn pase dan minisipalite », a soutenu le conseiller mauve.
Dénonçant des tentatives de Cover-Up durant la présidence du PTR-PMSD au sein de la mairie, Ananda Rajoo a rappelé la position et le travail abattu par les sept conseillers du MMM dans la ville. « Nou pou kontinie defann Curepipe. Nou pou tas ar zot », a-t-il soutenu, invitant les Curepipiens à assister aux réunions du Conseil. « Vinn poz kesion, vinn zwenn ek nou, donn nou zot sizesion », a-til proposé.
Selon l’ancien maire, Éric Guimbeau endosse la responsabilité du statu quo à Curepipe. Parmi les scandales décriés à Curepipe : l’abandon par la municipalité des poursuites contre Ranjeeta Bunwaree dans une affaire de chèque sans provision pour un montant de Rs 817 000 à la suite de l’organisation de l’Indo Fair 2008 au Forum de Curepipe ; la rénovation de l’hôtel de ville ; le « trafic » de tombes au Cimetière Bigarra, entre autres.
Dans un deuxième temps, Reza Uteem de la circonscription N° 2 (Port-Louis sud/Port-Louis central), a abordé le dossier du trafic de drogue. Satish Boolell, député du N° 17, devait alors ajouter qu’il est de la responsabilité du leader du MMSD de dénoncer le trafic de drogue. « À la municipalité de Curepipe, c’est celui qui s’est associé au Ptr-PMSD. Si li konn kitsoz li bizin denonse », at- il lancé. Revenant sur le souhait du MMSD dimanche, exprimé à une séance de formation pour les travailleurs sociaux de Curepipe sur le trafic de drogue, il a dénoncé « l’hypocrisie » d’Éric Guimbeau à ce sujet. « Li pe dir bizin fouy depite ek parlemanter dan Airport parski aske VIP samem enn bann akse ki pa kontrole. Mwa mo dir li si li konn kitsoz li bizin al stasion ek denonse. Donn non bann VIP-la si li ena kouraz », at- il martelé.
Selon Nando Bodha, le gouvernement pratique la politique de l’autruche sur le dossier de la drogue. À ce sujet, il a soutenu que Navin Ramgoolam « n’aurait jamais le courage d’instituer une commission d’enquête ».
Abordant les droits des travailleurs et l’amendement de l’Employment Rights Act (ERiA) et l’Employment Relations Act (EReA), les intervenants mauves ont déploré le « silence » d’Éric Guimbeau. « Li dir ki li pe defann ti dimoun, ki li pe anpes kraz zot. Me kan lalwa inn pase, kot li ti ete. Eski nou finn tann Misie Guimbeau pronons li lor sa enn sel fwa… Zame ! ».
Pravind Jugnauth, Françoise Labelle, Rajesh Bhagwan, Alan Ganoo ont, entre autres, pris la parole au congrès de l’opposition mercredi à l’hôtel de ville de Curepipe. Ils ont abordé les scandales financiers qui secouent le pays, le traitement des enfants, l’appauvrissement de la population et le « désintérêt du Premier ministre pour ces événements ».