Depuis plus d’une dizaine d’années maintenant, les habitants de la Rue Willoughby, à Curepipe, attirent régulièrement l’attention des autorités sur les graves inconvénients que leur pose une maison laissée à l’abandon dans leur quartier. Les nombreuses démarches entreprises ont été vaines jusqu’ici, la municipalité et la police, ou encore le ministère de l’Environnement ne donnant aucune suite à ces plaintes. Las, ces citoyens de la ville Lumière dénoncent l’indifférence des autorités à prendre des actions concrètes, cette maison et sa cour non entretenue et envahie par des herbes folles incommodent non seulement la santé des habitants du quartier — généralement paisible — mais ils craignent aussi pour leur sécurité.
Située le long d’une route très fréquentée à Curepipe, au beau milieu d’un quartier résidentiel, la maison en question, inhabitée, est en piteux état. Les vitres aux fenêtres et aux portes ont été brisées. Quant à la cour, elle est aussi laissée en état d’abandon total, et a même pris des allures d’un petit bois. Si bien que des passants ne se gênent pas pour jeter leurs ordures dans ce terrain. En sus de la saleté, on y trouve aussi des animaux morts entre autres, témoignent les habitants du quartier.
Selon eux, cela fait une vingtaine d’années que cet état des choses perdure et pendant toutes ces années, ils ont été contraints de vivre avec cette situation des plus incommodantes à plus d’un titre. Utilisé comme dépotoir, ce coin est ainsi propice à la prolifération de moustiques et de rats entre autres nuisances. Les habitants de ce quartier estiment que cela constitue une vraie menace pour leur santé.
De plus, régulièrement, des individus à l’allure suspecte viennent y trouver refuge. Certains habitants soutiennent que des passants se permettraient aussi de se satisfaire dans la cour. D’autres y viendraient même pour s’y droguer. D’où les craintes émises quant à la sécurité des résidents dans ce quartier tranquille.
Les résidents de cette région affirment avoir plusieurs fois informé les autorités de l’état d’abandon de cette maison et la cour. Parmi les organismes contactés, la mairie de Curepipe, la Police de l’Environnement, le ministère de l’Environnement, celui de la Santé et même le ministère des Administrations Régionales. « Nos plaintes ont été enregistrées, mais la situation perdure. Cela même si la Police de l’Environnement s’est déplacée pour constater de visu l’état des lieux », disent-ils. Pendant toutes ces années, l’environnement s’est davantage enlaidi, la cour s’emboisant de plus en plus. Ce n’est que la semaine dernière seulement que la haie de bambous qui entoure cette demeure a été coupée. Toutefois, au grand dam des habitants du quartier, tout le détritus a été laissé sur place. « Cela s’appelle nettoyer? », s’interrogent les habitants de la rue, faisant ressortir que les risques de proliférations de moustiques et de rats est toujours présent, voir grandissant en la période hivernale. Un panneau de fortune, installé vraisemblablement par un voisin demande même au voisinage de ne pas utiliser ce site comme un dépotoir.
A la municipalité de Curepipe, on explique que des actions pour procéder à un nettoyage de ce terrain. C’est la pratique courante lorsque les démarches pour donner une amende au propriétaire restent vaines. Et les propriétaires restent injoignables. Ainsi, depuis deux semaines, la mairie de Curepipe a entrepris des actions pour que les bambous qui gênaient la circulation soient taillés. Et si après l’élagage des bambous dans la cour, les ordures sont restées sur place, à la municipalité de Curepipe on explique qu’il est prévu selon les procédures qu’une pelleteuse enlève les débris ce week-end. Affaire à suivre…