Les championnats d’Afrique 2012 de cyclisme démarrent aujourd’hui avec la cérémonie d’ouverture et la course contre la montre par équipes hommes élites et les U23 ans dans la capitale burkinabè. Jusqu’à dimanche prochain, une centaine de coureurs vont prendre d’assaut les rues de Ouagadougou avec la ferme intention de succéder à l’Erythréen Daniel Teklehaimanot, champion en 2011.
Fini le tour du Faso 2012 et le Burkina va revivre une autre compétition de cyclisme d’envergure continentale. Il s’agit des 8es championnats d’Afrique. L’on se rappelle en effet que l’organisation cette «Coupe d’Afrique des nations de vélo» a été confié par la Confédération africaine de cyclisme (CAC) au pays des hommes intègres, sans qu’il n’ait fait acte de candidature. Pour situer l’opinion sur les enjeux de cette compétition, mais également les désagréments que cela va engendrer dans la circulation ouagalaise, le comité d’organisation a initié un point de presse à la veille des courses. Il s’agit pour eux de revenir sur les participants qui ont déjà confirmé leur arrivée à Ouaga. On saura que sur les 22 pays annoncés, 15 sont effectivement arrivés. Certains pays comme l’Afrique du Sud, étaient toujours attendus.
Au nombre des compétitions, il y aura la course en ligne individuelle et une par équipes, la course contre la montre en individuel et par équipes. Les catégories concernées sont les élites dames, les juniors garçons, les espoirs hommes (moins de 23 ans) et les élites hommes. Autant dire qu’il y aura beaucoup de compétition.  Et les sites retenus sont Ouaga 2000 (en face de l’hôtel Laïco) pour les contres la montre et Charles De Gaules. C’est donc dire que les Ouagavillois subiront sans aucun doute des dommages. Le président du comité d’organisation et président de la FBC, Alassane Wangraoua sait compter sur la compréhension du public qui aime d’ailleurs le cyclisme. De toute façon, à en croire le capitaine le capitaine Théophile Tago, la sécurité a déjà balisé le terrain pour le bon déroulement des courses.
Sur le plan médical, le contrôle antidopage est confié à l’UCI et pour ce qui est des conditions climatiques avec la canicule du moment, des dispositions qui sont prises avec le médecin colonel major Francis Liliou, pour parer aux cas d’urgence.
Mais quel peut être les chances du Burkina ? Si Alassane Wangraoua estime que c’est d’avoir déjà eu l’opportunité d’abriter les épreuves, il a souligné que dans chaque discipline, les Etalons viseront au minimum  un podium. «On espère que les cyclistes burkinabé ont bien récupéré et comme ça va se courir sur du plat, ils doivent s’en sortir,» selon Laurent Bezault, conseiller technique. Il admet que la menace viendra d’Issiaka Cissé de la RCI, Azzedine Lagab de l’Algérie, Daniel Teklehaimanot de l’Erythrée et champion sortant…
Pour ce qui est de l’intérêt de la course et au delà des médailles, il y a les points que les cyclistes vont glaner par rapport au classement Africa tour et UCI, ce qui peut donner un meilleur positionnement au niveau de la participation des Jeux Olympiques. Rasmané Ouédraogo et Abdoul Aziz Nikiéma du Burkina, récents grands vainqueurs du Tour du Faso devraient pouvoir tirer leur épingle du jeu.
Le programme des épreuves
Aujourd’hui (7 novembre) : course contre la montre par équipes Hommes élites et les U23 ans
Demain 8 novembre : Course contre la montre juniors et  femmes élites
Vendredi 8 novembre : Course contre la montre individuel hommes élites et U23 ans
Samedi 10 novembre : Course en ligne hommes juniors et femmes élites
Dimanche 11 novembre : Course en ligne hommes élites et U23 ans