Actuellement en France dans sa quête d’une qualification olympique, la cycliste Aurélie Halbwachs se rend aujourd’hui en République tchèque pour y disputer la Gracia Orlova, une course à étapes qui se tiendra jusqu’à samedi. Avant d’aborder cette dernière étape, elle dresse un petit bilan de son passage au sein de l’équipe française.
« Le plus dur, c’était de récupérer », soutient-elle. Et trois jours après son arrivée, elle embauche vite fait. Il ne s’agissait pas pour elle de perdre son temps. « C’était un peu dur de s’adapter au froid, au nouveau vélo et à ma nouvelle équipe. »
Mais derrière l’équipe, il y a un encadrement professionnel. « Toute l’équipe, le mécano, le directeur sportif et les assistants s’occupent bien de nous », explique la championne de Maurice.
À peine le temps de s’adapter qu’elle se met en selle pour une manche de Coupe de France le 9 avril. Un parcours qu’on qualifierait facilement de sélection, avec une grosse bosse à franchir six fois. « À mi-parcours, une échappée s’est faite avec quatre filles de Vienne-Futuroscope. » Mais elle s’est retrouvée derrière. « Nous, on faisait ce qu’il fallait pour contrer les attaques. » Et pour couronner cette journée, c’est l’Autrichienne de Vienne-Futuroscope Andrea Graus qui s’impose. Halbwachs arrive 27e.
Puis, après la course, stage de trois jours à Poitiers. Au menu, entraînements en groupe à intensités différentes. « Cela m’a permis de connaître l’équipe et de m’intégrer dans le groupe. »
Après le stage le vendredi 13, c’est le déplacement en Belgique. Le dimanche, la course. « C’était ma première course UCI », souligne la cycliste. Dans une température qui avoisinait les 7-8°C, elle se démène pour se montrer. « Je voulais bien faire », affirme la cycliste.
Le départ est synonyme d’escarmouches. Après 50 km, elle qui se trouvait devant n’arrive plus à tenir le rythme. « Je me retrouve encore une fois dans le deuxième groupe, avec une vingtaine de filles. » Mais loin de s’en décourager, cette situation la rassure. « Ce sont des pros ou encore des filles des équipes nationales. » À 30 km de l’arrivée, les commissaires décident de les arrêter. « Nous étions à plus de cinq minutes derrière. »
Sur le coup, la déception l’emporte. « Mais avec du recul, je vais mieux. Je ne peux pas avoir d’entrée le niveau international des pros, surtout pas en année olympique. Il faut faire plusieurs courses pour entrer dans le rythme » souligne-t-elle. Et petite cerise sur le gâteau : Paul Brousse, directeur sportif de l’équipe Vienne-Futuroscope, fait part de sa satisfaction vis-à-vis d’Aurélie Halbwachs.
Puis, quelques entraînements à Saint Junien, en attendant d’atterrir en République tchèque. Mais si pour l’instant tout va bien, par contre, pour la qualification olympique, il faudra encore attendre. Aurélie Halbwachs mesure l’ampleur de la tâche qui l’attend dans les prochains jours. « Il fallait que je fasse un Top 8 en Belgique, ou faire un Top 3 en République tchèque. »
Elle ne se berce pas d’illusions toutefois. « On sera 150 filles au départ et je cours contre des pros et les meilleures mondiales. » Alors, est-ce qu’elle a abandonné son rêve olympique ? Pas forcément, puisqu’elle aura jusqu’au 30 mai pour tenter de décrocher son billet.
« Ma dernière course sera le Tour de Free State en Afrique du Sud. Une course UCI, et c’est la première fois qu’il y aura un Tour UCI féminin en Afrique », avance Aurélie Halbwachs. Ce Tour, qui se disputera du 23 au 27 mai, sera la derrière occasion pour elle de se qualifier…