Arrivés en France jeudi dernier (21 juillet), les coureurs de la catégorie cadette, Adriano Azor et Fernando Charlot, effectuent actuellement un stage à l’Olympic Cycliste (OC) à Locminé et ce, jusqu’au 16 août prochain. L’occasion est belle pour ces deux grands espoirs de la petite reine locale de se frotter aux meilleurs. D’ailleurs, Jean-Philippe Lagane, qui chaque année est à la recherche de fonds afin de permettre aux deux meilleurs cyclistes cadets de se rendre en France, avait affirmé dans les colonnes de Week-End que ce stage était une aubaine pour ces jeunes. « Ils côtoieront ce qui se fait de mieux dans leurs catégories en Europe et en sortiront grandis », avait-il souligné.
D’ailleurs, il y en a un qui s’est particulièrement illustré dimanche dernier lors de l’Ange Roussel, cyclo-randonnée de 60 km. Il s’agit d’Adriano Azor, qui est monté sur la troisième marche du podium. « Adriano Azor monte en puissance et est déjà bien établi dans sa catégorie. Il a confirmé sa progression en prenant cette belle 3e place mais je tiens à préciser que c’était une vraie course en ligne, avec de sacrés coureurs. Le gamin a vraiment donné le maximum et dans ce genre d’épreuve, vu la qualité des coureurs, si l’on n’est pas dans la pleine mesure de ses capacités, on se laisse rapidement distancer. Ils vont beaucoup apprendre d’Ange Roussel, qui, malgré son âge avancé (82 ans), les guidera dans leurs objectifs », a soutenu Lagane. « Il donnera de précieux conseils aux coureurs qui disputeront pas moins de 5 courses », a-t-il précisé. Pour rappel, Ange Roussel est un ex-DTN de Maurice dans les années 80, qui a notamment conduit Éric Pitchen à une première victoire mauricienne sur le Tour de Maurice.
Jean-Phillipe Lagane ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Lui qui croit beaucoup en la formation de la jeunesse conclue en disant : « J’ai fait l’expérience avec mes propres fils Grégory et Christopher, et la progression a été remarquable. Je me suis promis d’essayer de continuer à envoyer les deux meilleurs cyclistes cadets de l’île chaque année en France afin que ce déclic se fasse, et qu’ainsi, d’ici 5 ans nous aurons un vivier de très bons cyclistes capables de gagner tant au niveau océanique que continental ».