Notre invité de ce dimanche est l’observateur de la société mauricienne Dan Maraye. Dans la première partie de l’interview, il livre son analyse du scandale financier qui secoue Maurice depuis plusieurs semaines. Il réclame la dissolution ou la réforme de la Financial Services Commission (FSC) en justifiant son point de vue. Dan Maraye répond également, en fin d’interview, à des questions sur l’actualité sociale et politique.
Maurice semble être devenu un paradis fiscal « on » et « offshore ». Sur le plan interne, pendant plus de trois ans, des sociétés ont arnaqué des dizaines de Mauriciens en les détestant de centaines de millions de roupies sans que les autorités responsables du contrôle des activités financières ne s’en aperçoivent. Quel terme faut-il employer pour qualifier la situation : incapacité ou complicité ?
Je pense que la situation actuelle est le résultat des décisions prises dans les années 1990. À partir de 1995, nous avons suivi, comme de véritables moutons de Panurge, tout ce qui se faisait en Europe et aux États-Unis dans le secteur financier. C’est-à-dire une certaine libéralisation à outrance et une certaine déréglementation comme cela a été le cas aux États-Unis. À mon avis, les autorités gouvernementales ont commis une grosse erreur en instituant la Financial Service Commssion. Il existait déjà à l’époque la MOBAA (Mauritius Offshore Business Activities Authority) qui s’occupait de l’intégralité des activités du secteur offshore et la Banque de Maurice s’occupait du reste. On a commis une grossière erreur en créant la FSC pour plusieurs raisons. D’abord, en ce faisant on a créé un regulatory gap dans lequel certaines compagnies comme White Dot et autre Sunkai ont pu s’engouffrer. Quand elles sont approchées par la banque centrale, elles disent ne pas prendre des dépôts et relever du contrôle de la FSC et, inversement, elles affirment qu’elles ne prennent pas des investissements et dépendent de la banque centrale. C’est clair que derrière le montage de toutes ces compagnies, il y a des avocats, des experts comptables, des notaires, des avoués.
Autrement dit, ces compagnies disposent du soutien — payé — des spécialistes légaux pour utiliser le regulatoty gap que vous avez mentionné…
Tout à fait.
Donc, toutes ces compagnies sont organisées, structurées ?
C’est en tout cas l’impression qu’elles donnent. D’autre part, prenons les assurances : la FSC n’a pas l’expertise nécessaire pour chapeauter les compagnies d’assurance qui tombent pourtant sous sa responsabilité. On aurait dû, à l’époque, avoir gardé la MOBAA et la banque ventrale et créer une insurance authority pour gérer ce secteur très particulier.
Rappelez-nous pourquoi on a dissous la MOBAA à l’époque…
On l’a fait pour, comme je vous l’ai déjà dit, imiter tout ce qui se faisait alors aux États-Unis et en Europe sans vraiment réfléchir sur ce que cela allait nous apporter sur l’évolution de la situation dans le long terme. D’autre part, on avait proposé dans le budget de 2009 que la Banque de Maurice absorbe la FSC et il y a eu — il y a toujours — une forte résistance à cette proposition. Même si la proposition finit par faire l’unanimité, il faudra créer un organisme pour gérer le secteur des assurances. Je vous donne un exemple : les publicités radiophoniques pour les plans plan de contribution pour les plan d’assurance-décès. : les entreprises en question possèdent-elles un permis de la FSC ? Si elles ne tiennent pas leurs promesses, à quelle autorité doit-on faire appel ? Les récentes secousses dans le secteur financier ont ébranlé les fondations mêmes de la FSC. C’est tout à fait légitime qu’on se pose des questions sur la compétence même de l’institution. Je crois qu’il faut dissoudre la FSC et que la Banque de Maurice absorbe tout le côté offshore…
C’est une décision qui ferait le bonheur du gouverneur de la Banque de Maurice qui réclame cela depuis longtemps !
Je pense qu’il faut dissoudre la FSC et créer une insurance authority. J’avais déjà à l’époque proposé la création de deux adjoints au gouverneur de la Banque de Maurice, l’un s’occupant du secteur banquier, l’autre du secteur non banquier, donc l’offshore.
Autrement dit, Maurice ne possède pas à l’heure actuelle les instruments nécessaires pour résister aux fraudeurs qui jouent sur le regulatory gap qui existe dans la loi…
La situation que nous sommes en train de vivre actuellement le prouve, malheureusement. Qu’est-ce que la FSC et la FIU (Financial Intelligence Unit) ont fait pour éviter ou gérer la situation ? Le pire c’est que le siège social de White Dot, une des sociétés impliquées dans le scandale financier, se trouve dans le même bâtiment que les bureaux de la FIU ! On a appris, par ailleurs, qu’une banque commerciale avait averti la FIU de l’existence de certaines transactions depuis l’année dernière sans que rien ne soit fait.
La FIU a répondu dans un communiqué de presse qu’elle travaillait dans la discrétion…
Je pense que certaines institutions perdent de l’argent en faisant publier des communiqués qui n’expliquent rien au lieu de faire leur travail de manière efficace ! Mais permettez-moi de poursuivre ma réflexion entamée avec votre première question. Si on veut garder la FSC, il faut procéder a une réforme totale de cette institution. Il faut vérifier si ceux qui dirigent la FSC possèdent les qualifications et l’expérience nécessaires pour le faire, si les recrutements ont été fait de manière correcte pour avoir les right persons in the right places.
Soyons plus précis Dan Maraye : faut-il réformer ou fermer la FSC ?
Il faudrait un audit de l’institution pour expliquer le pourquoi de ce laisser-aller inacceptable à l’intérieur d’une institution régulatrice, qui est censée être proactive.
La responsable de la FSC a déclaré que l’institution régulatrice n’a pas pu faire quoi que ce soit parce que le sociétés impliquées dans le scandales financiers ne détiennent pas de… licences en règle !
Je pense que cette personne a été soit mal conseillée ou a mal compris les responsabilités d’une telle institution. C’est pour cette raison qu’il faut une réforme totale et en profondeur de cette institution.
Maurice a-t-elle besoin d’autant d’institutions financières : banque centrale, FSC, FIU, etc. ?
Bonne question. C’est pour cette raison que je suggère que la banque centrale absorbe la FSC et qu’une autorité soit créée pour gérer le secteur des assurances. C’est très important.
Vous insistez lourdement sur la création de cette autorité pour gérer le secteur des assurances. Y aurait-il anguille sous roche dans ce secteur, un White Dot ou un Sunkai des assurances qui se profilent à l’horizon ?
On ne peut pas attendre qu’un problème se pose pour prendre des décisions. Les assurances sont une industrie qui brasse des milliards. Avant la création de la FSC, il existait au ministère des Finances un département qui s’occupait de ce secteur, mais il était insuffisant. À mon avis, en transférant cette responsabilité à la FSC, on a empiré la situation.
On souligne la faillite des institutions en oubliant celle du ministère des Finances qui est représenté sur leurs conseils d’administration…
Effectivement, le ministère des Finances a au moins un représentant sur les conseils d’administration de ces institutions. Se pose alors la question que je ne cesse de répéter : est-ce que les membres de ces conseils d’administration — et pas uniquement ceux du secteur financier — ont les compétences et l’expérience nécessaires pour faire leur travail ? Est-ce qu’ils sont intègres ? Pour moi, la qualification première pour être nommé sur un conseil d’administration est l’intégrité.
Passons au secteur offshore. Le scandale Offshoreleaks nous révèle que depuis des années des trafiquants opèrent à Maurice dans le secteur. Votre réaction ?
 Ne généralisons pas. Il faut reconnaître que, généralement, notre offshore n’est pas aussi mauvais qu’on le prétend. Le problème se situe au niveau du régulateur, c’est-à-dire, une fois encore, le FSC. Cet organisme annonce fièrement chaque année le nombre de compagnies enregistrées à Maurice. Il semblerait que pour elle, l’objectif, le succès du secteur, c’est le nombre de compagnies enregistrées. C’est dangereux. Ce n’est pas le nombre, la quantité qui importent, mais la qualité des entités enregistrées. Encore une raison pour que l’on prenne une décision rapide sur l’avenir de la FSC, parce que nous sommes en train d’aller dans une très mauvaise direction et la crédibilité, pas seulement du secteur offshore, mais du pays est en jeu.
Les sommes brassées dans ce scandale financier sont astronomiques : plus d’un milliard de roupies officiellement. D’où vient cet argent ?
Soyons raisonnables. Une petite partie de la somme vient de l’argent propre, mais à mon avis la majeure partie de cet argent c’est du blanchiment. Qu’est-ce que les autorités, y compris les banques commerciales, ont fait ?
Les banques commerciales étaient-elles au courant ? Rappelez-vous de la déclaration du gouverneur de la Banque de Maurice selon laquelle le taux d’intérêt sur les dépôts est tellement faible à Maurice que les clients préfère aller « investir » ailleurs…
C’est vrai que le retour sur un dépôt bancaire est aujourd’hui loin d’être incitatif. C’est la raison pour laquelle le taux d’épargne des ménages a diminué considérablement, ce qui est dangereux pour le pays. Il faut trouver une balance. Les banques commerciales n’ont-elles pas une part de responsabilité dans la situation actuelle ?
Certains disent qu’à Maurice l’économie parallèle se développent au moins aussi rapidement que l’économie officielle. Vous partagez cet avis ?
 L’économie parallèle existe, malheureusement, dans tous les pays du monde. Mais c’est son niveau qui pose problème et les autorités mauriciennes devraient être beaucoup plus proactives pour contrecarrer ce type de blanchiment. C’est vrai que la MRA a fait un bon travail, encore que je trouve qu’elle est parfois trop stricte avec les petites et moyennes entreprises. Je ne dis pas que les PME doivent être exemptées d’impôt, mais je trouve que la MRA devrait revoir la manière dont elle s’adresse à cette catégorie socioprofessionnelle. Je pense aussi qu’il y a des gens qui ont beaucoup d’argent liquide, dont ils ne peuvent justifier la provenance, et sont à la recherche de moyens pour le blanchir. Le ponzi scheme est un moyen. pour blanchir de l’argent sale.
Les « victimes » des arnaqueurs sont Monsieur tout-le-monde mais aussi des hommes de loi, des membres de la force policière, des directeurs de compagnie, des hommes religieux et même des employés de l’ICAC. En fin de compte, toutes les couches de la société mauricienne. Dans les années 1980, Vishnu Lutchmeenaraidoo disait que les Mauriciens étaient des petits entrepreneurs dans l’âme. Est-ce qu’en 2013 ils sont devenus des affairistes ?
Je prends le cas des employés de l’ICAC. Je pense que c’est à l’honneur de l’ICAC d’avoir rendu public le fait que certains de ses employés étaient clients chez White Dot. C’est encourageant dans la mesure où l’ICAC montre un certain niveau de transparence dans son fonctionnement. J’aurais souhaité que cet exemple soit suivi par les institutions qui devraient donner la possibilité à leurs employés de venir déclarer s’ils ont investi dans ces compagnies pourries. C’est vrai que nous sommes en train d’assister à une dégradation de nos moeurs et de nos valeurs à Maurice. Quand on voit une simple vendeuse hier rouler une BMW aujourd’hui, cela nous interpelle…
La question était est-ce que les Mauriciens sont devenus des affaristes, des adapetes de l’agent gagné facilement ?
Avant de répondre à la question, laissez-moi vous dire que Maurice est, per capita, le pays où il y a le plus de BMW, et probablement toutes les grandes marques de voiture de par le monde. Tous les acheteurs de ces voitures de luxe payent-ils par chèque ou en liquide ? Je reviens à la question. Quand des Mauriciens qui travaillent dur voient comment à Maurice certaines personnes peuvent s’enrichir rapidement et de façon extraordinaire, ils sont frustrés et je peux les comprendre. On est en train d’instiller à Maurice une mauvaise culture, mais je ne crois pas que la majorité des Mauriciens soient des affairistes.
Les « acteurs » de ces affaires ne semblant pas des gens ultra diplômés ou hyper intelligents, mais pratiquant un système de recyclage financier bien rôdé. Vous croyez qu’il y a autre chose derrière, une organisation, une mafia ?
 Je crois que c’est un système très bien organisé avec des gens qui savent quoi faire, vers qui aller, comment convaincre, quels arguments utiliser. Ils ont été « formés » selon une méthode qui peut se révéler efficace. C’est très dangereux et il est temps que Maurice se réveille et réagisse. Tout cela nous ramène à la responsabilité des institutions régulatrices. Qu’est-ce que leurs responsables ont fait tout ce temps-là ? Comment ont-ils réagi. Ces institutions doivent être plus proactives, ouvertes et transparentes. C’est l’opacité qui permet le développement du type de corruption auquel nous devons faire face.
N’avez-vous pas l’impression que beaucoup de Mauriciens préfèrent l’opacité rentable au respect des valeurs qui ne rapportent rien ?
Non. Je pense que la grande majorité des Mauriciens sont des gens honnêtes et sincères. Ce sont des gens qui ont des valeurs et refusent de faire n’importe quoi, même quand ils voient que certains parviennent à s’enrichir du jour au lendemain, et sont montrés en exemple. Nous avons, d’autre part, une minorité de gens gourmands qui veulent avoir tout et très vite et pour qui l’enrichissement rapide est un mode de vie. Ils sont dangereux.
Vous dites ça mais de sondage en sondage on voit que les Mauriciens soutiennent le gouvernement en place et celui qui le dirige. N’y aurait-il pas une sérieuse différence entre votre analyse de la situation et celle des Mauriciens ?
Tout d’abord, permettez-moi de vous dire que je fais partie de ceux qui ne croient pas dans les sondages. Un sondage peut être artificiel et, en tout état de cause, ne donne qu’une photographie d’un moment précis. Il ne faut donc pas en faire une mesure valable pendant des mois et baser son analyse dessus. Je crois que les Mauriciens en général se sentent déstabilisés par toutes les choses négatives qu’ils doivent subir. Le secteur financier est gravement menacé par les cas de corruption dont nous avons parlé. Si les autorités ne prennent pas des décisions rapides pour revoir leur stratégie et le fonctionnement des institutions régulatrices, l’avenir du pays peut être menacé.
Abordons les questions d’actualité pas nécessairement financières. Que pensez de ce frère d’un ministre qui vient d’obtenir toutes les facilités du gouvernement pour lancer un projet d’énergie photovoltaïque ?
Cette affaire fait partie des exemples qu’il ne fallait pas avoir. J’espère que tout a été fait d’après les règles, mais même si c’est le cas, on ne pourra pas empêcher les Mauriciens de se poser des questions. Surtout après d’autres récentes affaires où l’on pu voir que les passe-droits et le copinage passaient avant le respect des lois.
Que pensez-vous de la manière dont les récentes inondations de Port-Louis ont été gérées ?
Je suis d’accord avec l’ancien juge Robert Ahnee : il faut une commission d’enquête sur cette affaire tragique. Une commission d’enquête va nous éclairer sur ce qui s’est passé et surtout permettre de prendre des mesures pour éviter tout problème à l’avenir. Elle permettra également de situer les responsabilités des uns et des autres.
Mais est-ce que nous ne savons pas déjà que, petit à petit, les choses ne fonctionnent plus ou de moins en moins bien à Maurice ?
Je suis bien moins pessimiste que vous. C’est clair que Maurice est en train de subir une certaine dégradation. Il est clair que beaucoup de nos politiciens et de ceux qui dirigent nos institutions ne sont pas à la hauteur. La qualité des gens qui sont nommés dans les conseils d’administration des corps paraétatiques n’est pas évidente. Ils administrent un pays dont la majorité des habitants sont honnêtes, veulent faire avancer le pays, veulent une transparence dans l’administration et les affaires. Mais le problème réside dans le fait que les responsables n’entendent pas ou ne veulent pas entendre la majorité. Il est plus facile de contenter la minorité.
Autre question d’actualité : que pensez-vous du rapport présenté par M. Robertson sur la presse ?
J’ai lu ce rapport que je trouve très bien. Son auteur a démontré son indépendance d’esprit. Ce rapport repose sur le postulat que les Mauriciens ont le droit à l’information. Permettez-moi de signaler qu’en Nouvelle-Zélande on a aboli l’Official Secrets Act en 1982 pour le remplacer par le l’Official Information Act qui a inspirté beaucoup de pays par la suite. L’ancien Premier ministre anglais Tony Blair avait déclaré que la Freedom of Information Act avait desservi son gouvernement. Mais une loi n’est pas faite pour servir une personne, un leader ou un parti politique, mais les habitants d’un pays. Je pense qu’il faudrait abroger l’Official Secrets Act et introduire une Oficial Transparency Act. La transparence va aider à combattre la corruption à tous les niveaux et dans tous les domaines.
Navin Ramgoolam a décidé que le PTr n’organiserait pas de meeting de 1er-Mai cette année. Votre commentaire ?
J’aimerais rappeler que c’est grâce au combat des fondateurs du PTr que le 1er mai est un jour de congé public à Maurice. Historiquement, le PTr a toujours tenu ce meeting, même quand il a été au creux de lavague après les 60-0 de 1982. Avec la non tenue du rassemblement traditionnel du 1er-Mai, il est clair que les vraies valeurs du PTr se sont effritées avec l’accaparement de ses rangs par les transfuges.
Cela étant, l’idée de laisser le 1er-Mai aux syndicalistes est une bonne chose en soi. Mais le timing de cette décision sent une manoeuvre de politique politicienne et donne une perception négative du gouvernement en place.
Qu’avez-vous pensé de la manière dont la ministre Mireille Martin a géré le dossier du Foyer Namasté ?
Cette absence de gestion ou mauvaise gestion est un autre exemple de l’incompétence de certains membres du gouvernement. Au lieu de prendre des décisions pour éviter que les problèmes ne se posent à l’avenir, on fait des bêtises à répétition. Gouverner, administrer un ministère ne veut pas dire transférer ses responsabilités sur quelqu’un d’autre. Les ministres sont payés avec l’argent du peuple pour assumer des responsabilités précises et ont des comptes à rendre.
Le département d’État américain a condamné l’arrestation par la police de l’activiste MSM Sawmynaden, accusé par l’activiste PTr Soornack de l’avoir prise en photo. Pensez-vous que les mouvements socioculturels, qui font de Mme Soornack l’exemple de la femme hindoue, vont déclarer la guerre au département d’État américain ?
 Je vous l’ai déjà dit, ces associations socioculturelles, quelles que soient la religion ou la culture qu’elles disent défendre, font beaucoup de tort à Maurice. Malheureusement, certains politiciens se servent de ces gens-là pour leurs propres besoins. Les dirigeants de ces société ne défendent que leurs intérêts et ne représentent qu’eux-mêmes. C’est ça la réalité des associations socioculturelles qui ne font pas les élections car, autrement, on n’aurait jamais eu de 60-0. Il n’y a que des politiciens qui n’ont pas confiance en eux-mêmes qui peuvent se reposer sur ce type de société socioculturelle. Se faire défendre ou soutenir par ce type de société socioculturelle est pour moi un aveu de faiblesse.