Si le Salsa social club mauricien surfe depuis sa création en 2010 sur la vogue en pleine expansion des danses latinos-tropicales, la déferlante du kizomba en est assurément le phénomène le plus marquant. Aussi est-ce pour cette raison que cette danse d’origine angolaise est à l’affiche du Festival international que ce club de mordus de la culture latino organise depuis le 26 juin. Ce soir, ils donnent rendez-vous aux grands débutants comme aux danseurs avertis, à partir de 21 heures au Queen’s club, à Quatre-Bornes, demain au i-fitness gym à Curepipe, à partir de 13 heures, et dimanche à l’école de danse Coréame à Phoenix, à partir de 10 heures.
Les initiateurs du Salsa social club Mauritius s’adressent aussi bien aux danseurs en couple qu’aux danseurs et danseuses solitaires, aux grands débutants aussi bien qu’aux professeurs qui souhaitent se perfectionner. Parmi les activités proposées dans différents points du pays depuis le 26 juin dans le cadre du Festival international de danse kizomba, sont également proposés des cours de « ladies styling » réservés aux dames et de « foot work » pour les hommes. Les premières apprendront à onduler sur de hauts talons sans se tordre les chevilles, tandis que les seconds se débarrasseront de leurs derniers signes de gaucherie tout en améliorant leur technique de guidage.
Initié par des amateurs passionnés qui préfèrent terminer leur journée en dansant plutôt qu’assis devant la télé, le Salsa social club Mauritius propose régulièrement des cours de danse latines telles que la salsa, la bachata, le merengué ou le kizomba ainsi que des soirées latinos, dans le centre du pays (Curepipe, Rose-Hill, Ebène et Quatre-Bornes), ainsi qu’à Rivière-Noire et Mahébourg. Animé par neuf professeurs de danse tout au long de l’année, ce club fait aussi appel à quelques pointures du genre pour les rendez-vous exceptionnels, comme en ce moment à la spécialiste du kizomba, Sonja, à notre compatriote venu de France Yoven Armoogum, ou encore au chanteur Denis Larose qui assure la partie musicale ce soir au Queen’s Club. Les intéressés se renseigneront sur facebook au salsasocialclubmauritius, ou par courriel à salsamaurice1@gmail.com.
Ces danses offrent un divertissement certes accessible, déstressant, décomplexant et convivial, mais cela n’explique pas pour autant le succès du kizomba, style originaire d’Angola. Le mot se réfère aussi bien à une musique qu’à une danse qui se sont tout d’abord développés dans les pays lusophones. En kimbundu, une des langues bantous, il signifie fête et on l’utilisait dans les années 50, en Angola, uniquement en ce sens. Tout a commencé à Luanda dans les années 80, sous l’influence du semba traditionnel (ancêtre de la samba brésilienne) et du zouk caribéen de Kassav. Face au dynamisme du semba, le kizomba se caractérise par un rythme plus lent et une grande sens u a l i t é . La danse s’en est véritablement développée dans les années 90 sans les influences du zouk. Certains relèvent des nuances cubaines, mais surtout à la faveur de la mondialisation, les influences venues d’Argentine telles que le tango et le milonga qui ont connu un véritable renouveau… Voilà pourquoi on appelle régulièrement le kizomba « le tango africain ».