Les travaux de l’enquête judiciaire initiée par le Directeur des poursuites publiques sur la mort d’Anand Kumar Ramdhony en cellule, en juillet 2011, reprendront le 7 septembre devant la magistrate Shefali Ganoo, présidente de la Cour de district de Rivière-du-Rempart à Mapou. Entretemps, les faits marquants des séances de la semaine écoulée demeurent l’affirmation du PS Dingooree, du Scene of Crime Office de la Northern Division, stipulant n’avoir relevé aucun signe de violence dans la cellule de la victime. De leur côté, les policiers de service le soir fatidique indiquant de leur côté que le défunt n’a laissé paraître aucune tendance suicidaire.
Selon le calendrier établi pour l’enquête judiciaire, un représentant du Forensic Science Laboratory de Réduit, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Chief Police Medical Officer, des hauts gradés de la force policière, notamment le Deputy Commissioner of Police (DCP) Seerungun, seront entendus pour la reprise des travaux le vendredi 7 septembre.
Le médecin légiste devra produire son rapport d’autopsie tandis que les éléments affectés au poste de Rivière-du-Rempart devront produire en cour le diary book et le cell book en vue de vérifier les entrées durant le séjour d’Anand Kumar Ramdhony en détention policière pour le motif de vol.
Les travaux de la semaine écoulée en Cour de Mapou devant la magistrate Shefali Ganoo ont vu les officiers de police qui étaient de garde dans la nuit du 29 au 30 juillet affirmer que la victime Ramdhony ne présentait aucun signe qui aurait pu laisser penser qu’il allait commettre l’irréparable.
Appelés à la barre des témoins, les constables Bissessur et Madhoo ont fait comprendre qu’au début de leur service ce soir-là, ils se sont assurés que tout était en règle pour les détenus. Le constable Bissessur a soutenu qu’il avait procédé à une nouvelle vérification à 3h21, en compagnie de son collègue, le PC Sooknah, qui n’a rien révélé d’anormal. Mais à 4h30, le PC Sooknah devait l’informer que le détenu Ramdhony ne répondait pas.
Établissant la chronologie des événements qui ont suivi, le constable Bissessur devait indiquer que, dans un premier temps, il a eu des difficultés à ouvrir la porte de la cellule. Après avoir découpé un morceau de tissu qui bloquait la porte, le constable Sooknah devait découvrir le détenu Ramdhony assis, avec l’autre extrémité du bout de tissu noué autour de son cou. L’officier de police a ensuite pris le pouls du détenu et a constaté son décès.
De son côté, le sergent Dingooree du Scene of Crime Office (SOCO) a expliqué qu’il a vu Anand Kumar Ramdhony sur le sol de la cellule quand il est arrivé au poste de police. L’élément du SOCO a affirmé qu’il a effectué une inspection de la cellule, mais n’y a trouvé aucun objet incriminant, et n’a pas non plus relevé de signe de « violence and disturbance ». Avec des précisions demandées par la magistrate Ganoo quant à l’état du corps du détenu Ramdhony, le sergent Dingooree devait faire ressortir qu’il n’y a relevé aucune trace, hormis une marque de ligature sur le cou. Il a également expliqué que, la victime étant habillée, il n’a examiné que les parties visibles du corps.
D’autre part, la famille Ramdhony a initié une plainte civile contre le Commissaire de police, Dhun Iswur Rampersad, et contre l’État, leur réclamant Rs 45 millions de dommages, soutenant que la police est responsable de la mort par négligence d’un de leur proches.