6522 arbres d’âges divers ont été abattus ces 48 derniers mois pour faciliter la mise en chantier de projets de développement infrastructurels, mais aussi en raison des risques à la sécurité qu’un certain nombre d’arbres représentaient dans des lieux publics. Informations fournies par le ministre de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire et des Ressources naturelles, Mahen Seeruttun, à l’Assembée nationale, mardi, en réponse à des interpellations du député de la majorité Soodesh Rughoobur.

Le ministre devait expliquer que toute personne qui désire abattre un arbre situé sur une réserve naturelle en bordure d’une rivière, sur le flanc d’une montagne ou tout au long d’une route doit préalablement obtenir l’autorisation du Conservateur des Forêts indépendamment de l’âge de l’arbre en question. Mahen Seeruttun a souligné que le service des Bois et Forêts de son ministère opère en vertu de la Forests and Reserves Act de 1983.

Ce service, a précisé le ministre, n’a toutefois aucune juridiction sur les arbres qui poussent en dehors des réserves naturelles hormis ceux situés sur les terres de l’Etat. « Dans le cas des arbres dont l’abattage exige une autorisation, la demande doit être faite par écrit au Conservateur des Forêts », a souligné le ministre Seeruttun. Des gardes forestiers effectueront alors une visite sur place pour évaluer l’état de santé de l’arbre en question, déterminer son essence et estimer sa grandeur.

Ils solliciteront en outre une déclaration du demandeur et procéderont aux vérifications d’usage en vue de déterminer à qui appartient l’arbre. Ce n’est qu’après toutes ces procédures que l’autorisation d’abattre ou pas l’arbre ou les arbres en question est décidée, a précisé le ministre.