Après plus de 25 ans dans la prêtrise, Alex Maca a demandé à l’évêque de Port-Louis de le relever de son engagement sacerdotal. La décision du prêtre est prise après une année de « discernement et de réflexion » et durant laquelle le père Maca n’était pas autorisé aux fonctions sacerdotales. « Il m’a de ce fait présenté sa demande pour un retour à l’état laïc, ce qui signifie être relevé de toutes les obligations liées à l’ordination sacerdotale et, en même temps, être dispensé de son voeu de célibat. Je présenterai cette demande au Saint-Père, le pape François. Jusqu’à réception de la réponse du Saint-Père, le père Maca n’est toujours pas habilité à exercer le ministère sacerdotal », affirme Mgr Piat dans un communiqué émis hier après-midi.
Le chef de l’Église le remercie pour son service sacerdotal dans le diocèse durant ces 25 dernières années et ajoute que la décision prise par Alex Maca « n’a pas été facile », ni pour ce dernier ni pour lui. « C’est aussi une épreuve pour ses frères prêtres comme pour tous les chrétiens, épreuve que je vous demande de porter avec vous dans la prière », poursuit l’évêque de Port-Louis.
Le clergé catholique a perdu plusieurs de ses membres ces dernières années. Quelques-uns sont décédés tandis que d’autres sont retournés à l’état laïc, particulièrement des jeunes. Dans une interview accordée au Mauricien dans le cadre des 25 ans de son épiscopat, Mgr Maurice Piat avait fait part de son « profond chagrin » sur ces départs. « Ce qui m’a fait davantage souffrir, c’est la disparition un peu brusque de certains confrères, dont quelques-uns de ma génération. Je pense à Robert Jauffret, Henri Tostée, Roger Cerveaux, Mgr Nagapen et Henri Souchon. Le départ de certains jeunes prêtres que j’avais ordonnés moi-même m’a aussi fait mal. Ils ont quitté la prêtrise relativement tôt après leur ordination. Cela est plus dur que toutes les contestations et divergences que j’ai dû affronter durant mon épiscopat », avait-il confié.