La fête de la lumière, Divali, célébrée ce mercredi en l’honneur de la déesse Lukshmi, symbole de générosité et de prospérité. Nos compatriotes de foi hindoue réciteront à cette occasion des hymnes védiques en l’honneur à la déesse Lukshmi et allumeront des milliers de diyas (lampes en terre cuite) pour chasser l’obscurité dans les cœurs et les esprits, mais aussi pour célébrer la victoire du bien sur le mal.

La nuit de Divali se métamorphose du fait de la profusion des lumières dans laquelle baigneront les Mauriciens de toutes les communautés. Lampes en terre cuite et lampions électriques illumineront ainsi les foyers. Divali, symbole de partage et d’osmose culturelle, est une fête qui réunit les Mauriciens, tout en permettant l’échange de vœux et de douceurs contribuant au brassage des cultures.

À travers cette fête, c’est l’expression du mauricianisme qui s’abreuve de ses différentes sources. La victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres et le retour triomphal de Ram après un exil de 14 ans dans la forêt sont autant de symboles pour célébrer la lumière. C’est aussi l’une des plus belles nuits mauriciennes, celle de Deepavali (rangée de lumières), au cours de laquelle les fidèles invoquent les grâces de cette déesse de la prospérité et de la richesse spirituelle.

Par ailleurs, nombreux sont ceux qui viennent s’approvisionner en gâteaux et autres sucreries qu’ils partageront ensuite avec leurs amis et voisins. Soumis à un rythme de travail intense, les cuisiniers de Bombay Sweet Mart, confiserie très réputée de la capitale, travaillent d’arrache-pied pour honorer les commandes et satisfaire les clients, qui n’hésitent pas à faire la queue de longues heures devant son local, à Port-Louis.

Chabeelallsing Ramessur, responsable de l’enseigne, est toujours actif et supervise les opérations derrière les fourneaux ainsi qu’au comptoir, n’hésitant pas à prêter main-forte pour soigneusement disposer les gâteaux dans des boîtes en carton. Selon Chabeelallsing Ramessur, « les gens préparent eux-mêmes les gâteaux traditionnels, mais achètent encore cinq à six différentes sortes de gâteaux afin d’offrir une plus grande variété à leurs proches ».

Bombay Sweets Mart propose ainsi 75 types de gâteaux et compte parmi ses clients de hautes personnalités, des personnes de différentes confessions religieuses ainsi que des étrangers. Pour ce faire, l’entreprise utilise du lait frais, de l’essence importée, du mantègue de qualité supérieure et de la cardamome. Ses clients ont toutefois une préférence prononcée pour les “barfis”, les “halwa”, les “gulab jamoon”, les “laddoos”, les “jalebis” et les “mawas” samoussas.

Bhushan Ramessur, le fils du propriétaire, indique que les commandes ont commencé à affluer depuis plus d’un mois et que les cuisiniers venus de l’Inde préparent jusqu’à 75 variétés de gâteaux. Les clients ont aussi un penchant pour les nouvelles variétés, dont le “kaju pan”, le “badam roll”, le “pistaking”, voire des gâteaux à base de “cashew nuts” et des figues.

Les cuisiniers utilisent des ingrédients comme le lait, des dates et des “ghees” de bonne qualité. Les gâteaux sont ensuite disposés des boîtes, dont les décorations changent chaque année. Depuis ce début de semaine, la confiserie ouvrira jusqu’à fort tard, en sus d’être ouverte en ce jour de Divali.