Le procès intenté à Robert Mensah Kordzo Dzitse, un ressortissant ghanéen âgé de 34 ans, à qui le ministère public reproche d’avoir remis le 17 octobre 2008, 764,4 grammes d’héroïne au Mauricien John Paul Jhureea, s’est ouvert lundi. Ce dernier a déjà été condamné à 20 ans de prison pour possession de drogue. La défense, assurée par Mes Rama Valayden et Rouben Mooroongapillay, conteste la validité du rapport du FSL.
Le dénommé Jhureea est un des témoins assignés par la poursuite dans l’actuel procès, étant donné qu’il a identifié le Ghanéen lors d’une confrontation dans les locaux de l’ADSU, comme étant l’homme qui lui avait remis un colis contenant la drogue, ainsi que des produits cosmétiques. Il avait confirmé aux enquêteurs que la livraison s’est faite à l’université.
L’ADSU, qui, agissant sur la base des renseignements qu’elle avait reçus, avait suivi le taxi à bord duquel voyageait Robert Dzitse, avait interpellé celui-ci aussitôt qu’il a abordé son présumé contact local. Le ressortissant du Ghana, qui plaide non coupable, a déclaré aux enquêteurs qu’il ne savait pas que le colis contenait de la drogue.
Dans le rapport du FSL, qui date du 9 mai 2011 et qui porte la signature de P. Ramtoola, il est dit que la poudre brunâtre que ce dernier a examiné contenait un taux de pureté d’héroïne de 18 %. La défense estime que le fait de valider ce rapport privera l’accusé de son droit de contre-interroger son auteur, étant donné que ce dernier est décédé. Pour Me Valayden, son client ne pourra jouir d’un procès équitable.