La police a mis en place un plan en huit points pour combattre la drogue dans le pays. C’est ce qu’a indiqué hier le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, à l’Assemblée nationale. Le plan comprend des patrouilles régulières, des campagnes d’informations ainsi que la mise en place d’une plateforme pour les informateurs.
Le député PMSD Patrice Armance a interrogé le Premier ministre sur les mesures prises par la police pour freiner la prolifération de la drogue dans sa circonscription, Grande-Rivière-Nord-Ouest/Port-Louis ouest. Le Premier ministre a indiqué qu’en 2015, 128 délits de drogue avaient été recensés dans cette région contre 42 depuis janvier de cette année. La police a augmenté le nombre de “patrols” dans cette partie de la capitale. Des membres de l’ADSU, de l’ERS et de la Special Support Unit y sont présents matin et soir. Qui plus est, la police a mis en place des mesures pour combattre la drogue à travers l’île : des opérations quotidiennes par hélicoptère pour localiser les plantations de cannabis ; des policiers à l’aéroport, au port et à la poste pour vérifier systématiquement les bagages et colis ; surveillance régulière des endroits où de la drogue a été saisie ; fouille des véhicules par l’ADSU, la SMF et la SSU régulièrement ; causeries régulières dans les médias ; partenariat avec les communautés, les organisations et les agences du gouvernement ; et mise en place d’une plateforme d’informateurs sur les trafiquants de drogue.
Le député Veda Baloomoody a demandé au Premier ministre si un bureau de l’ADSU pouvait être instauré dans la région, car les postes de police doivent également s’occuper d’autres délits. Le Premier ministre a répondu que, pour cela, il faudrait plus de policiers. « Ce sont les consommateurs qui devront payer et ils viendront se plaindre par la suite », a-t-il avancé.