Amarjeet Seetohul, président de la Ministry of Health Employees Union (MHEU), a dénoncé le non-respect du time-off pour les activités syndicales par le ministère la Santé. « Une demi-journée par mois n’est guère suffisante. Ce qui aurait été convenable serait de nous offrir trois demi-journées pour nos réunions », a-t-il expliqué. La MHEU envisage de faire part de cette situation dans une correspondance au Bureau International du Travail (BIT).
« Minister pa pe respekte provision ki finn fer par lalwa ! » La Mauritius Health Employees Union (MHEU), qui a tenu un point de presse hier matin au siège de la General Workers Federation (GWF) à Port-Louis, a soutenu que le time-off accordé aux syndicalistes n’est pas respecté. En effet, alors que les Rules and Regulations du Registrar parlent de monthly meetings pour les associations, ceux oeuvrant dans le ministère de la Santé ne disposeraient que d’une demi-journée mensuellement. « Ce qui n’est guère suffisant », soutiennent les membres de la MHEU. Pour M. Seetohul, il faudrait trois demi-journées par mois pour que le syndicat puisse mener à bien ses projets et objectifs. La frustration est ainsi grande dans les milieux syndicaux, principalement au ministère de la Santé. « Le ministre est au courant de cette situation », précise Amarjeet Seetohul, qui ajoute que « sifokasion ek etoufman enn syndicat napa fer honneur o pei ». Selon la MHEU, il existe des problèmes entre le personnel des institutions hospitalières de l’île et le ministère de la Santé. Suite à des cas d’abus de pouvoir en juillet dernier à l’hôpital de Souillac et à l’hôpital Victoria, avec le transfert de certains employés dans d’autres sections après des révélations dans la presse, la MHEU craint que la situation n’empire. « Les lois du travail ont été bafouées et les droits des fonctionnaires ne sont pas respectés. C’est pourquoi il y a une perte de confiance au sein des employés des institutions hospitalières ».
La MHEU réclame qu’une enquête soit initiée le plus vite possible afin de situer les responsabilités et prendre des actions correctives. Une première rencontre a eu lieu en janvier de cette année avec le ministre Lormus Bundhoo, lors de laquelle les membres de la MHEU lui ont exposé la situation. De nombreuses promesses ont été faites en vue de débloquer la situation, mais rien de concret n’a été fait à ce jour. C’est pourquoi le syndicat dénonce le laxisme des autorités compétentes, principalement en ce qui concerne le suivi d’une enquête initiée concernant les divers cas d’abus.
« Le ministre nous a donné l’assurance qu’une enquête serait initiée. Mais à ce jour, nous n’avons eu aucun détail sur ce dossier. Une deuxième rencontre aurait dû se tenir afin de connaître la situation de l’enquête », dit Amarjeet Seetohul. Pour lui, des actions concrètes doivent être prises afin de rétablir un climat de confiance au sein des employés des établissements de santé. « Si na pa pran sanksion sa pou less plas a bann lezot ka abu de pouvoir », soutient le président de la MHEU. Le syndicat envisage des actions légales et syndicales rien n’est fait à ce niveau. Des correspondances faisant état de ses griefs ont été envoyées au ministère de la Santé, à celui du travail et au Bureau International du Travail.
Sandrine Amélia