Neuf des 12 collectivités locales du pays sont contre un projet d’éclairage public à l’énergie solaire. C’est ce qu’indique un sondage du ministère des Administrations régionales auprès de ces collectivités locales dans le cadre de l’élaboration d’une « policy decision » pour imposer le solaire comme une des conditions pour l’obtention d’une licence Environment Impact Assessment (EIA) pour les projets de morcellements.
C’est en ligne avec le concept Maurice Île Durable (MID) que l’Environment Impact Assessment (EIA) Committee du ministère de l’Environnement et du Développement durable (MoE & SD) a récemment décidé d’imposer l’installation d’un système d’éclairage public à l’énergie solaire comme l’une des conditions pour l’obtention d’une EIA Licence pour les projets de morcellement.
Dans ce contexte, le ministère des Administration régionales a effectué un sondage auprès des 12 collectivités locales du pays (municipalités et conseil de districts) afin de pouvoir décider de la pertinence de l’élaboration d’une « policy decision » à cet effet, une politique qui serait applicable collectivement à toutes les collectivités locales.
Dans le sillage de ce sondage, neuf des 12 collectivités locales ont évoqué deux principales difficultés pour s’opposer à ce projet d’éclairage public à l’énergie solaire. Elles ont d’abord fait référence aux coûts élevés de réparation associés à un système d’éclairage public solaire. Puis elles ont fait état de la difficulté de trouver l’expertise nécessaire pour procéder à l’entretien du système.
« Il paraît donc qu’aucune collectivité locale ne soit pour un système d’éclairage public à l’énergie solaire. Selon les données recueillies, les conseils des municipalités et des districts sont plutôt pour une système d’éclairage public au LED », note le ministère des Administrations régionales.
Ce projet de système d’éclairage public à l’énergie solaire s’inscrivait dans le cadre d’un projet du ministère des Administrations régionales visant d’une part à réduire la consommation d’énergie et d’autre part à encourager les collectivités locales à économiser sur le coût de l’électricité à travers l’installation d’un système d’éclairage public plus efficient en énergie. Cela dans le cadre du projet MID.
Selon une estimation, il y a actuellement environ 100 000 points de lumières sur les routes et les places publiques à travers Maurice. Pour leur part, les collectivités locales dépensent annuellement environ Rs 200 millions en électricité.
Récemment les collectivités locales ont remplacé quelque 50 000  Sodium High Pressure Vapour Lamps de 70 W, 100 W, 125 W, 150 W et 250 W ainsi que des lampadaire à mercure de 80 W et 125 W par des Compact Fluorescents Lamps de 40 W sur les routes urbaines et rurales à travers le pays. Cependant, les routes principales et les autoroutes ont été exclues de ce programme faute d’un avis d’expert sur un système d’éclairage public efficient en énergie et en coût.
Selon nos renseignements, le ministère des Administrations régionales a fait appel au MID Fund pour trouver un consultant pour le conseiller sur l’installation d’un système d’éclairage public des plus efficients en termes d’énergie et coûts.