La Commission de santé publique de Curepipe se penche sur le projet Ecolozen. Dans cette optique, les conseillers de la ville travaillent depuis deux semaines sur la création d’un parcours santé dans le centre-ville.
Faire de Curepipe une ville verte où le sport sera ouvert à tous. Tel est en tout cas le voeu de la Commission de santé publique, qui souhaite mettre en place un parcours santé reliant Trou-aux-Cerfs au jardin botanique. Pour ce faire, les membres de la commission – aux côtés des officiers de l’Agro-industrie – se penchent actuellement sur un projet environment-friendly baptisé Ecolozen. Objectif principal : encourager les habitants de la Ville Lumière à pratiquer du sport. Kritanand Beeharry, président de la Commission, a ainsi indiqué que ce projet vise également à attirer davantage de visiteurs à Curepipe « afin de lui redonner vie ». Le conseiller du Ptr observe d’ailleurs que l’idée d’une création de parcours santé a surgi après avoir écouté les griefs des Curepipiens. « Boukou dimoun al Trou-aux-Cerfs pou al galoupe ek fer in pe sport. Me malerezma, bokou dimoun deplore ki Trou-aux-Cerfs pa ene sit ki aksesib tou dimoun. Ban vie dimoun bizin fer tro zefor pou ariv laho », explique-t-il.
La création d’un parcours santé reliant certains axes verts vient ainsi combler ce manque. Selon la Commission, les Curepipiens pourront ainsi faire du sport sans avoir à fournir trop d’effort avant d’arriver au sommet du Trou-aux-Cerfs. « Nos aînés pourront pratiquer de la marche dans un environnement qui leur est propre, restructuré en prenant en considération leurs besoins », indique notre interlocuteur.
Bien que la Commission souhaite s’engager pleinement dans un projet de santé, l’aspect « vert » ne sera pas pour autant négligé. D’où le choix d’associer le jardin botanique à ces activités sportives et de donner à cette région un nouveau souffle. Si le projet Ecolozen est mis en place, le jardin botanique est appelé à connaître des changements, principalement en ce qui concerne l’accès à la pépinière du ministère de l’Agro-industrie, située à côté. Pour M. Beeharry, qui indique que les changements principaux prendront en considération le plan directeur destiné à ce site – par ailleurs déjà soumis à la mairie il y a deux ans –, « cette décision permettra aux visiteurs de se familiariser avec les plantes endémiques ». Le projet Ecolozen s’engagerait dans des changements importants pour la sauvegarde de l’environnement et la promotion du sport. La Commission espère finaliser les grandes lignes d’ici la fin de l’année.