L’enveloppe de Rs 100 M annuellement disponible depuis peu pour stimuler la recherche et l’innovation va servir à financer à hauteur de 50 % des projets de recherche qui aboutiront à la création de produits visant non seulement le marché local mais aussi le marché africain. Les 50 % restants sont à la charge des demandeurs mais seulement 20 % en cash et 30 % en nature. Les demandes peuvent être faites tant par les grandes que les petites et micro-entreprises. Elles peuvent aussi se grouper en consortium et faire appel à une participation étrangère.
Arjoon Suddhoo, directeur du Mauritius Research Council (MRC) qui chapeaute le projet Collaborative Research and Innovation Grant, affirme que l’innovation pour le secteur privé signifie « prendre des risques financiers ». « C’est la raison pour laquelle le gouvernement offre maintenant un filet de protection avec une partie des investissements », dit-il, avant de préciser que l’accent doit être mis sur l’aspect commercial de l’innovation avec, à la clé, la création d’emplois. Le gouvernement vise à créer entre 5 000 et 10 000 emplois grâce à ces projets. Les projets devraient durer deux ans au maximum et le grant offert est d’un maximum de Rs 5 M par projet. Chaque entreprise participante n’a droit qu’à un maximum de trois projets. Elle aura une réponse dans un délai d’un mois et le choix se fera sur la base de « premiers arrivés premiers servis. »
Arjoon Suddhoo indique que malgré le grant de 50 % offert, le gouvernement laissera tous les bénéfices obtenus aux entreprises concernées et à leurs créateurs. « Le gouvernement ne prendra rien dans ces bénéfices », fait-il ressortir.
Avant d’obtenir ce grant, les entreprises intéressées devront démontrer le mérite scientifique, technique, innovateur et commercial de leurs projets. Les recherches se poursuivent pour les entreprises qui ont réussi dans la phase I. Les entreprises qui n’ont pas obtenu de financement pour réaliser la phase I peuvent aussi soumettre leurs propositions en phase II. En phase III, la démarche est de poursuivre l’application commerciale de produits, de procédés ou de techniques développés en phases I et II. « Les entreprises peuvent chercher des fonds additionnels, si besoin est, auprès d’autres agences après avoir complété cette phase ». Finalement, c’est le MRC qui fera le contrôle des projets pendant tout le long de l’année, de façon à s’assurer que les fonds décaissés sont utilisés de manière transparente et efficace.