Alors que l’un des derniers Working Papers du Fonds monétaire international (FMI) a rouvert la plaie de la nécessaire réforme de la pension, le rapport de la Banque mondiale, “Mauritius – Systematic Country Diagnosis”, en date du 25 juin 2015, tire la sonnette d’alarme sur les défis d’ordre économique et social en identifiant “18 high level challenges to achieving inclusive, high-income level status”. Mais l’un des aspects les plus accablants de ce diagnostic de l’économie demeure l’appauvrissement de la population, en particulier de la classe moyenne et surtout du groupe de 40% se trouvant au bas de l’échelle socio-économique. La période allant de 2007 à 2012 confirme une dégradation du niveau de vie de la classe moyenne avec une nouvelle détérioration au cours de ces dernières années vu la morosité économique qui a prévalu. Les perspectives d’un redressement de la situation ne s’annoncent nullement positives compte tenu de l’évolution négative du taux de chômage avec le cap des 50 000 chômeurs franchi à la fin de mars dernier et une progression jusqu’à hauteur de 8%  annoncée pour la fin de cette année. Toutefois, le Country Partnership Framework, qui fait actuellement l’objet de discussions entre la Banque mondiale, menée par Mark Lundell, Country Director, et Rafael Munoz Moreno, Country Representative et Senior Economist, avec le gouvernement et les Stakeholders socio-économiques, devra dégager un plan d’action pour ouvrir la voie vers “a successful inclusive high-income economy”.