La distribution de tablettes dans les écoles primaires restera, semble-t-il, une épine dans le pied du ministère de l’Éducation. Selon le rapport de l’Audit, qui examine les nombreuses défaillances de ce ministère, la polémique sur les tablettes est mise en exergue au niveau du primaire et du secondaire.

Le contrôle sur les tablettes distribuées dans les écoles est considéré comme « insuffisant » par le directeur de l’Audit, rappelant que 64 tablettes ont été retournées en octobre 2018 par les écoles primaires dans la Zone 3. Une étude dans la Zone 4 a démontré un manque de 84 tablettes alors que 34 tablettes étaient quand même disponibles. « En raison d’un manque de suivi adéquat sur la distribution de tablettes, les surplus et les manques ont été notés dans certaines écoles. De ce fait, tous les élèves n’ont pas bénéficié des mêmes facilités », note le rapport.

Le document révèle de même que les Services Centres ont été mis en place dans chaque zone d’éducation pour trouver des solutions concernant les tablettes. Toutefois, les facilités de ces centres n’ont pas été utilisées. Le rapport fait aussi ressortir que les problèmes rencontrés avec les tablettes ont été signalés avec retard aux centres de services, dépassant ainsi la période de garantie. En raison des manquements, le rapport souligne que certains “e-books” n’ont même pas été publiés. Pire, ces livres en ligne n’ont même pas été mis à jour.

Face à une telle situation, la recommandation logique du directeur de l’Audit est d’assurer la bonne distribution des équipements et de surveiller l’utilisation de tablettes dans les différentes zones éducatives. Au niveau du ministère de l’Éducation, le nombre d’élèves, qui changent d’écoles dans l’année, est l’une des raisons de la disparité qui existe entre certaines écoles qui ont un surplus de tablettes et d’autres qui en manquent. La distribution des tablettes aux élèves de Form 4 et aux enseignants a également été soulevée dans le rapport.

La chronologie des événements, menant à la signature d’un contrat avec une compagnie privée pour la livraison de ces tablettes, a été faite dans le rapport. Alors que la livraison des tablettes devait débuter en septembre 2015, tel n’a pas été le cas. Une somme de Rs 21,7 millions avait même été payée pour ce projet dont la valeur s’élève à Rs 108,5 millions. Cette compagnie n’a pas respecté son engagement et avait été placée sous “receivership”. Le rapport fait ressortir que la somme de Rs 21,7 millions payée à la compagnie n’a pas été récupérée, et ce en raison du retard dans la prise de décisions appropriées.

Les subventions accordées à plusieurs institutions tertiaires, qui ont intégré l’Université des Mascareignes (UDM), ont aussi été mises en exergue dans le rapport. Selon les chiffres, une somme de Rs 772,1 millions a été déboursée depuis 2009, et ce jusqu’à 2015. Cependant, selon le rapport, aucune indication n’est donnée sur l’utilisation de cette somme. « In line with good governance practices, the Vocational/Tertiary Institutions should be made accountable for the significant amount of funds granted to them », peut-on lire dans le rapport.

Selon le ministère de l’Éducation, ils sont uniquement deux officiers à travailler dans le département des finances à l’UDM. Cette équipe sera renforcée en mai grâce au recrutement d’un comptable. Par ailleurs, selon le ministère, les bilans financiers de l’ex-Institut supérieur de Technologie et de l’ex-Swami Dayanand Institute of Management pour la période novembre 2009 au 31 décembre 2010 devront être obtenus au mois de mai. Le ministère fait ressortir que ceux de l’UDM pour la période septembre 2012 au 30 juin 2018 seront finalisés fin décembre prochain.