Le Higher School Certificate (HSC) en poche, ils sont nombreux à visiter les salons de l’étudiant et les journées portes ouvertes pour dénicher la meilleure université. Éducation gratuite ou pas, le nombre de postulants dans des universités étrangères, soit canadiennes et australiennes, ne fléchit pas. C’est ce que nous confirment quelques organisateurs d’open days qui ont eu une semaine très chargée.

Christine Faugoo, Country Director d’IDP Education Ltd, l’affirme: « Il n’y a pas d’effets réels. Du moins, je n’anticipe pas une baisse, car je pense qu’il s’agit là d’un autre groupe, d’un autre marché. » En effet, avec la nouvelle mesure de l’université gratuite, la rendant par conséquent plus accessible, l’on aurait pu penser que les jeunes school leavers changeraient peut-être d’avis pour choisir une université locale. Mais même s’il est encore trop tôt pour se prononcer, nous avons déjà quelques petites indications. « Bien sûr que cette mesure profitera aux enfants qui n’auront pas forcément les moyens pour opter pour une université étrangère, mais de notre côté, il n’y a pas beaucoup de changements », explique Christine Faugoo.

Même son de cloche pour le Dr Dorish Chitson, Managing Director et Education Consultant & Counsellor d’Overseas Education Centre (OVEC). Selon elle, cette mesure n’aura pas beaucoup d’incidence sur la demande pour les universités étrangères. « Il y a toujours beaucoup d’étudiants qui visitent nos salons. Comme d’habitude, c’est le Canada qui est en tête de liste, car il y a beaucoup plus d’opportunités en termes d’emplois », dit-elle.

Du côté des établissements publics, dont l’université de Maurice, l’on note une légère baisse au niveau des visiteurs lors des trois journées portes ouvertes tenues durant la semaine. « Il y avait moins de visiteurs que l’an dernier, mais ils étaient quand même nombreux. La mesure de l’université gratuite a fait certainement son effet et a attiré des curieux, mais à ce stade nous ne pourrons pas mesurer son impact. Il faudra attendre août pour voir ce qu’il en est au niveau du nombre d’admissions », nous explique Yudhaveer Ramtohul, président de la UOM Students’ Union.

Les campagnes de recrutement vont bon train un peu partout à travers l’île, histoire d’attirer un plus grand nombre d’étudiants. Et si ce ne sont pas les universités publiques, ou étrangères, les jeunes Mauriciens sont de plus en plus nombreux à choisir les institutions locales privées, et ce, au prix fort.