Sans la présence des oriflammes ou autres bannières, les élections municipales prévues pour ce 14 juin passeraient quasi inaperçues. À moins d’une semaine, un constat dans les cinq villes révèle une ambiance des plus moroses. Les différents partis ou candidats en lice misent sur un dernier forcing en multipliant porte-à-porte et réunions nocturnes pour éviter le fort taux d’abstention qui se profile à l’horizon. Pour ces élections, le principal adversaire est l’indifférence.
Certains baz et coler lafis ont repris du service. Néanmoins, leur présence est plus discrète que lors des dernières des élections générales de décembre. À quelques jours des élections municipales, les agents ont pour mission de redoubler d’efforts et de mener des actions plus régulières sur le terrain en organisant un maximum de rencontres et réunions avec les citadins. Une tâche qui s’avère difficile pour Georgy, de Rose-Hill, qui confie à Scope que “les gens ne montrent pas grand intérêt pour les élections municipales. Nous devons jouer de nos contacts, presque supplier pour que certaines personnes acceptent de nous ouvrir leurs portes pour organiser des prises de contact avec les candidats. Et là encore, si on réussit à trouver un endroit, il faut trouver d’autres astuces pour que les gens se déplacent. Bidge byen sere. Bisin rod bann stratezi pou ranpli bann la sal la.” Qu’importent le lieu et la couleur du parti, le constat est presque le même partout.