D’ici 2015, le Central Electricity Board (CEB) fournira 60 MW d’électricité à partir des énergies renouvelables. Des contrats pour 50 MW avec trois firmes produisant de l’énergie solaire et éolienne ont déjà été signés, tandis qu’un appel d’offres pour 10 MW supplémentaires sera lancé bientôt. Le CEB n’est toutefois pas en mesure de dire pour le moment si ces investissements provoqueront une majoration du tarif d’électricité.
Sarako PVP Co Ltd et Aérowatt Mauritius fourniront chacun 10 MW d’électricité au CEB. Le premier démarrera bientôt un parc photovoltaïque, tandis que le deuxième installera un parc éolien à Plaine-Sophie. L’Energy Supply Purchase Agreement (ESPA) avec ces firmes a déjà été signé. L’année dernière, un contrat pour 30 MW avait été signé avec PadGreen, qui produira également de l’énergie éolienne à Plaine-Sophie.
Le conseil d’administration a également approuvé un exercice d’appel d’offres pour l’achat de 2×5 MW de fermes photovoltaïques. L’appel d’offres sera lancé bientôt. Tout ceci cadre avec la démarche du CEB de remplacer progressivement l’huile lourde par les énergies renouvelables, « cela en lien avec le projet Maurice Île Durable », précise Balraj Narroo, président du conseil d’administration.
Ces 60 MW représentent, pour le moment, la « capacité maximale » que le CEB peut accepter, ajoute Shyam Thannoo, le directeur. Le passage aux énergies renouvelables se fera progressivement d’ici 2015. Car outre l’installation des fermes concernées, il faut également investir dans un système de “back up”. « Les énergies renouvelables sont sujettes aux conditions climatiques. Si nous devons fournir 60 MW, il faut nous assurer que nous avons cette capacité en stock, pour les jours où par exemple il y a de gros nuages et les fermes photovoltaïques n’arrivent pas à produire autant d’énergie. »
Cette situation a été observée l’année dernière, quand la sécheresse a affecté la production hydroélectrique et la récolte de la canne, ce qui a entraîné un manque de bagasse. C’est pour cette raison, explique Shyam Thannoo, que le rapport de Statistics Mauritius sur l’environnement a noté un recul des énergies renouvelables.
Quant au prix de l’électricité à partir des énergies renouvelables, il devra aussi prendre en considération l’investissement pour le stockage des 60 MW. Toutefois, le CEB n’est pas en mesure de dire pour le moment quelle sera l’implication de cet investissement sur les tarifs.
Entre-temps, le CEB profite des « conditions favorables » du prix de l’huile lourde et du charbon sur le marché international, ce qui lui a permis de réaliser un surplus de la production pour les premiers six mois de l’année.