Selon le ministre de l’Education, la nouvelle enveloppe budgétaire de Rs 60 millions accordée au Special Education Needs Schools élimine les disparités qui existaient jusqu’ici entre ce secteur et celui de l’éducation primaire. « Nous avons doublé la somme et pour la première fois on peut parler de parité entre l’éducation au primaire et le Special Education Needs », a affirmé hier après-midi Vasant Bunwaree lors de son discours sur le budget.
Dans son intervention de plus de deux heures à l’Assemblée nationale, le ministre a fait un tour d’horizon de son ministère ponctué de détails qui intéresseraient davantage des pédagogues — par exemple ses explications sur les différentes phases du développement physique et intellectuel de l’enfant et l’éducation qui est appropriée – et moins des députés pour cet exercice budgétaire.
En revanche, les explications du ministre de l’Education étaient très attendues sur deux questions spécifiques qui donnent lieu à des débats dans le public, notamment le Nine-Year shooling et le secteur de l’éducation spécialisée compte tenu de la fermeture de neuf écoles de l’APEIM en janvier prochain.
Le ministre affirme que le gouvernement a pris de nouvelles mesures pour élargir l’accès à l’éducation des enfants souffrant d’un handicap et que l’inscription pour l’admission dans une école primaire est obligatoire. S’agissant de ceux qui nécessitent des soins particuliers et qui sont pris en charge par les écoles spécialisées, Vasant Bunwaree a reconnu que celles-ci ont besoin d’être soutenues financièrement dans leurs efforts. Le ministère des Finances, dit-il, a tenu compte du rapport soumis par le comité qui a travaillé sur la révision du quantum pour le grant-in-aid ; c’est ainsi que le budget, d’après lui, est passé de Rs 30 M à Rs 60 M. « Cette somme ne couvre que les dépenses courantes de ces écoles. Pour la première fois on a atteint la parité écoles SEN – écoles primaires au niveau du coût par enfant. C’est une requête faite par les responsables de ces écoles depuis plusieurs années » a dit Vasant Bunwaree. Ce dernier a aussi ajouté que le National Remuneration Board est en train d’examiner le dossier des salaires dans ce secteur en vue de l’établissement d’une structure salariale. En abordant ce volet de l’éducation Vasant Bunwaree n’a aucunement fait allusion à la fermeture prochaine des écoles de l’APEIM.
Concernant le Nine-Year Schooling Vasant Bunwaree s’est évertué hier après-midi à défendre la philosophie d’un tel concept. « Il est impératif de disposer d’un système de scolarité qui rend l’apprentissage beaucoup plus attrayant pour les enfants. Avec le nouveau système l’accent est mis sur le basic education de manière continue durant une période de neuf ans dans un environnement beaucoup plus propice et stable pour les apprenants tandis que le 11-year schooling n’offre pas un environnement harmonieux », a expliqué le ministre de l’Education. Il a affirmé que des partenaires de l’éducation ont eu l’occasion de faire part de leurs opinions sur cette question lors des récentes Assises de l’Education.
Cependant, à ce stade, rien n’est précis concernant les contours de ce Nine-Year Schooling car tout reste à être défini. Le ministre a indiqué que le plan pour la mise en oeuvre de ce projet sera confié à un « high-level committee » qui sera nommé sous peu. Vasant Bunwaree a souligné hier qu’il est ouvert à toutes les suggestions et opinions quant à ce futur projet éducatif et invite les stakeholders à participer aux débats. Seule précision obtenue du ministre hier et qui pourra éventuellement rassurer les parents dont les enfants sont au cycle primaire : « On ne va pas bousculer les habitudes au primaire. Certains ont cru qu’on fera que les enfants restent au primaire pendant neuf ans. Ce n’est pas vrai ».