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Quatre mois après leur retour de France avec 2310 tablettes de Subutex, Tradamdol et Amoxicillin dans leurs bagages, les deux enfants mules qui avaient été utilisés pour faire entrer ces comprimés considérés comme stupéfiants à Maurice sont toujours en placement dans un abri privé. Toutefois, des proches de ces jeunes enfants multiplieraient des démarches pour les faire sortir de l’abri où ils ont été placés afin de les recueillir chez eux.

Arrêtée, dans le cadre de cette affaire, la mère des enfants est quant à elle toujours en détention, tandis que leur père est introuvable. Les deux enfants, des frères âgés de 6 et 9 ans, se porteraient bien, même après ces épreuves et la séparation forcée de leur environnement familial. Mais un Shelter pour enfants en détresse, notamment victimes d’abus divers, n’est pas le lieu approprié pour les deux petits garçons. Ces derniers pourraient donc retrouver d’autres membres de leur famille et une vie normale très bientôt.

Entre-temps, l’enquête policière dans cette affaire se poursuit. Celle-ci avait interpellé, voire choqué, tout le pays lorsque l’âge des mules a été révélé. C’est à leur arrivée seuls de France où ils étaient en vacances, pendant une semaine seulement, que les deux petits habitants de Roche-Bois ont attiré l’attention de la douane. Dans leurs bagages des jouets contenaient des comprimés de Subutex et autres d’une valeur marchande de Rs 3,4 millions. Les deux frères ont affirmé ne pas savoir qui a fait leurs valises avant leur départ pour Maurice.

Si les petits avaient été interceptés en France, il est certain qu’ils n’auraient pas pu quitter le territoire et auraient été placés dans un centre pour mineurs. Ce qui aurait impliqué d’importantes procédures judiciaires et une enquête policière du côté des Français. Et les enfants n’auraient pas pu quitter la France avant la fin de l’enquête. 2310 tablettes de comprimés ne passent pas inaperçues au scanner de la douane, encore moins à Roissy-Charles de Gaulle !