The Chase : Heevesh Bissessur, 21 ans, fait son entrée dans le monde littéraire

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À 21 ans, Heevesh Bissessur, étudiant en droit, signe son premier ouvrage, The Chase, une enquête policière captivante publiée à compte d’auteur. Avec The Chase, le jeune écrivain fait ses premiers pas dans un univers où se rencontrent ses passions, tout en révélant ses ambitions pour l’avenir.

« Detective Harry Ford took the last sip of his second tea. “This fruit tea is perfect,” he murmured. » Harry Ford est le principal protagoniste du premier livre, The Chase, de Heevesh Bissessur. Dès la première page, le ton est donné. L’auteur invite son lecteur à entrer dans une ambiance very British, où une intrigue se déploie progressivement entre mystère et apparences. The Chase suit Harry Ford, un détective privé qui découvre à son retour chez lui que son épouse a été assassinée lors d’un cambriolage apparent. Très vite, il devient lui-même le principal suspect.

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Tandis que la police enquête, Harry Ford mène sa propre recherche de la vérité, dans un climat de méfiance, de rivalités personnelles, de secrets familiaux, de trahisons et de manipulations. Heevesh Bissessur exploite le thème de la quête de la vérité face aux faux-semblants. Il explore également la fragilité des relations humaines, la jalousie, les conflits conjugaux, les abus de pouvoir et la difficulté de distinguer les coupables des innocents, sans révéler d’emblée qui dit la vérité.

Sur les pas de Grisham et de Brown

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L’enchaînement fluide des chapitres de The Chase et la manière dont Heevesh Bissessur tient son lecteur en haleine pourraient laisser penser que le jeune homme a grandi entouré de livres, avec pour héros des aventuriers mystérieux ou des détectives charismatiques. On pourrait même croire qu’en étant tombé très tôt dans les romans policiers, il a fini par développer un talent d’écrivain qui s’est imposé comme une évidence. Mais non…

Heevesh Bissessur n’était pas ce petit lecteur accro aux librairies, le nez constamment plongé dans les pages de romans de fiction. Ce que Heevesh Bissessur lisait, c’étaient les journaux que lui ramenait son père, chauffeur de taxi. Le jeune quatrebornais, élève de l’école Sir Veerasamy Ringadoo, aimait décortiquer la presse locale. Il analysait et assimilait les articles qui le captivaient, tout en affûtant son esprit critique. C’était un bon début, une belle promesse qui se dessinait déjà sous le regard de sa mère, entrepreneure.

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Plus grand, le collégien, qui a d’abord fréquenté la Phoenix SSS avant de poursuivre ses études secondaires au collège du Saint-Esprit, découvre les romans de John Grisham, le célèbre avocat, ancien homme politique et auteur de The FirmThe Client, entre autres, ainsi que ceux de Dan Brown, autre écrivain de renom qui a marqué des millions de lecteurs avec The Da Vinci Code et Anges et Démons. C’est durant cette période que Heevesh Bissessur commence à mieux entrevoir son avenir : il étudiera le droit et écrira certainement un livre. « I was a young boy who wanted to bring justice », nous dit-il, d’une voix posée. Aujourd’hui, il s’apprête à entamer sa deuxième année en droit à la Middlesex University.

« Il était 23 heures »

Il a eu 21 ans mardi dernier. Et pour célébrer cette nouvelle année de sa jeune vie, Heevesh Bissessur s’est offert un premier livre. L’idée de cette histoire a germé en 2024, alors qu’il était encore collégien. « C’était un soir. Il était 23 heures », raconte-t-il, comme s’il commençait déjà à narrer une histoire. « Je n’avais pas sommeil et je pensais à un personnage, plus particulièrement à un détective, sans pour autant avoir une histoire en tête. Le travail d’écriture a pris du temps. Il m’arrivait d’écrire pendant des heures un jour, puis, le lendemain, d’être confronté à l’angoisse de la page blanche », confie l’auteur de The Chase.

Pour cette fiction, qui se déroule en Angleterre, le village de Cartmel — situé à la lisière sud du Lake District, région montagneuse dans le nord-ouest — est le seul ancrage réel dans un univers entièrement imaginé par l’auteur. « On dit souvent que l’anglais est une langue difficile. Pour ma part, je la trouve plus malléable », explique Heevesh Bissessur. Pour la révision de son manuscrit, il a fait appel à deux de ses anciens enseignants d’anglais, en l’occurrence Jacques Malié et Prabha Ujoodha, à qui il témoigne toute sa reconnaissance.

Si Heevesh Bissessur n’a encore jamais visité le pays de Harry Ford, il y posera sa valise, dit-il, lorsqu’il terminera ses études à Maurice. « J’ai choisi de passer mes examens du barreau en Angleterre. Mon objectif est, si possible, de poursuivre avec un LL.M. Ensuite, je rentrerai à Maurice pour exercer », confie l’étudiant. Pour se faire une place dans un secteur particulièrement compétitif, Heevesh Bissessur assure qu’il ne fera aucun compromis sur la rigueur et construira progressivement sa réputation sur des valeurs d’intégrité.

Le papier, un contact unique

A-t-il l’intention de prolonger l’aventure de The Chase avec une suite ou envisage-t-il d’explorer un autre projet littéraire ? « Pas de sitôt », répond Heevesh Bissessur. « L’écriture d’un livre est un exercice qui demande du temps… mais aussi du courage », reconnaît-il. Pour son premier ouvrage, le jeune homme a préféré miser sur le format papier plutôt que de se lancer dans la publication numérique. « Le contact avec le papier est une sensation unique. L’intelligence artificielle a été un support qu’en matière de recherche, de correction. Elle reste pour moi un outil de travail, mais pas de réflexion ou de substitution », précise Heevesh Bissessur.

Publié à compte d’auteur, The Chase a été tiré à 100 exemplaires, une quarantaine ont trouvé leurs lecteurs. Le livre peut être acheté directement auprès de l’auteur.

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