Le Dental Registration Examinations (DRE) provoque à nouveau des remous. Selon la loi, ceux ayant fait une demande d’enregistrement avant le 31 décembre 2013, et qui réussissent à l’évaluation orale, en sont exemptés. D’où la surprise et la colère de certains aspirants dentistes ayant fait leur demande avant cette date et venant tout juste d’être informés par le Dental Council qu’ils doivent participer à l’examen prévu le week-end prochain, alors qu’ils attendaient l’évaluation orale. L’un d’eux a reçu la communication officielle par la poste le 11 octobre alors que la date limite pour s’inscrire à cet examen était fixée au 10 octobre. « Nous avons respecté la ligne indiquée par l’avis légal et tout le monde doit y prendre part », affirme le Dr Joy Madhub, président du Dental Council, tandis que des dentistes de carrière  déplorent « la confusion et le cafouillage » dans la mise en application de la loi.
La clause 3 (b) des Dental Council (Exemption from examination) Regulations 2014 stipule : « A person shall be exempted from undergoing the examination referred to in section 22 (1) (g) of the Act where he has made an application for registration under section 21 of the Act before 31 December 2013 and he successfully undergoes such assessment as the council may deem fit for the purpose of determining whether he possesses adequate professional medical knowledge and linguistic skills ». C’est ainsi que onze aspirants dentistes ont été exemptés du dernier examen écrit au mois de mars dernier et ont pris part au mois de mai à une évaluation orale organisée par le Dental Council. Au mois de juin cinq d’entre eux ont été informés par le Dental Council qu’ils n’ont pas réussi à cette épreuve et qu’ils devront repasser devant le « Assessement Board of Council for another assessment ». Mais la communication officielle du Dental Council en date du 3 juin 2014 ne fait aucunement mention d’un examen écrit : « You are requested to submit another application after which you will be required to reappear before the Assessment Board of the Council for another assessment. Same will be held after 3 months from the date of your first assessment ». Le Dental Council demande par là même aux dentistes concernés par cette évaluation de soumettre une deuxième demande d’enregistrement.
Pendant quatre mois ces aspirants dentistes ont pris leur mal en patience et ont attendu la date de cette nouvelle évaluation orale par le Assessment Board of the Dental Council. Contre toute attente, ils reçoivent il y a quelques jours une lettre du Dental Council en date du 8 octobre et dans laquelle ce Council leur informe qu’ils doivent prendre part à l’examen écrit fixé pour le dimanche 19 octobre et qu’ils doivent soumettre leur candidature au plus tard le 10 octobre. L’un d’entre eux a reçu le courrier par la poste le 9 octobre et un autre samedi dernier. « Il n’y avait personne à la maison lorsque le facteur est passé samedi dernier et il a déposé dans la boîte aux lettres une carte pour courrier recommandé. Personne ne pouvait deviner si c’était une lettre émanant du Dental Council puisque le nom de l’expéditeur n’est pas mentionné sur cette carte. Le lundi matin mon fils m’a demandé de lui rendre un service, d’aller à la poste pour prendre cette lettre recommandée », raconte un père de famille.
Ces jeunes aspirants dentistes ayant fait leur demande d’enregistrement avant le 31 décembre 2013 crient à « l’injustice » à leur égard et protestent contre cette décision du Dental Council de leur faire prendre part à cet examen à la place de l’évaluation orale. « Nous ne refusons pas de prendre part à cette évaluation orale comme c’est stipulé clairement dans la loi. Pourquoi le Dental Council change de procédure à la dernière minute ? Pourquoi attendre la veille de cet examen pour nous en informer ? » demandent ces jeunes visiblement désemparés. Ils sont soutenus par leurs amis qui ont réussi l’évaluation orale de mai dernier. « Nous ne comprenons pourquoi il y a une politique de deux poids deux mesures pour ceux qui ont fait une demande avant le 31 décembre 2013. C’est injuste » disent-ils.