Ils sont 80 étudiants de l’université de Central Lancashire et de l’UoM Enterprise à avoir reçu leurs diplômes dans la filière du droit et de la gestion mercredi après-midi à l’auditorium Octave Wiehe, à Réduit. Parmi ces diplômés, certains veulent poursuivre leurs études et revenir au pays.

Ojaswi et Ladlee Oomeer, âgées respectivement de 21 et 23 ans, sont diplômées en droit. Titulaires d’un LLB (Hons) in English and Mauritian Law, elles ont toujours été fascinées par cette matière. « Nous sommes passionnées par le droit. Notre choix s’est porté sur cette matière grâce à notre famille et nous réalisons aussi le rêve de notre maman », dira Ojaswi Oomeer qui tenait fièrement son diplôme en main. Après deux ans et demi d’études, les deux sœurs souhaitent se rendre en Angleterre pour leurs examens d’admission au barreau. « Nous voulons revenir à Maurice pour pratiquer », disent-elles.

Concernant la qualité des études, Ladlee Oomeer dira avoir reçu l’encadrement suffisant des chargés de cours. « Nous avons eu une attention spéciale durant la rédaction de notre “assignment” et pour nos examens », dit-elle. Si elle concède que le prix du cours est relativement plus élevé, elle affirme que c’est du “value for money”. Les chargés de cours ont été toujours présents pour elles. « Au début, nous avions des appréhensions sur la difficulté du cours, mais nous avons été encouragées par nos enseignants », poursuit Ojaswi Oomeer.

Les deux sœurs disent n’avoir jamais eu de rivalité entre elles dans les études mais se sont entraidées, et que l’apport de leurs amis de classe a aussi été un élément de réussite. Si le droit est une filière très prisée, Ladlee Oomeer croit qu’il y a de la place pour tout le monde dans ce domaine. « Je crois qu’il y a toujours de la place pour le meilleur. Il faut s’efforcer de trouver cette place », dit-elle.

Le cas particulier de Daman Kumar Sachu

Détenteur d’un LLB (Hons) with English and Mauritian Law, Daman Kumar Sachu a également été récompensé d’un autre prix “Topper” de sa classe. Toutefois, cet habitant de Triolet est un cas différent des autres. « Après mon Higher School Certificate, je ne savais pas quoi faire. On dit qu’il faut avoir un diplôme, alors j’ai demandé conseil à ma sœur. C’est elle qui m’a conseillé de choisir cette filière », soutient ce jeune homme de 21 ans. Son diplôme en main, il n’est encore pas fixé toutefois sur son choix. « Je ne sais pas si j’opterai pour des examens pour être admis au barreau ou des examens de notariat », dit-il. Il n’a jamais eu aucune aspiration pour un quelconque métier, mais s’il part pour des études poussées, il retournera à Maurice. « Je ne compte pas rester à l’étranger. Je veux retourner à Maurice pour devenir entrepreneur », dit-il. Daman Kumar Sachu ajoute n’avoir eu aucun moment de répit après l’obtention de ses résultats du HSC. « J’ai commencé mes cours le 24 février et j’ai terminé ma première année en six mois », dit-il. Les cours n’ont pas été trop compliqués, selon lui.

Daman Kumar Sachu peut être perçu comme un garçon différent des autres. Selon lui, après le School Certificate, il a cessé les études. « Je n’aime pas le système éducatif », dit-il. Il préfère passer ses examens comme un candidat particulier. Pour lui, certains enseignants ne sont pas à la hauteur. De plus, prendre des leçons particulières est une aberration, estime-t-il. « J’ai préféré rester chez moi et apprendre au lieu de perdre des heures à ne rien faire à l’école. »

Selon certains étudiants, le “bullying” est un problème très courant dans cette université. « J’ai été très affecté dans mes études à cause de ce problème. On se moquait de ma manière de m’habiller et on disait toutes sortes de choses sur moi », a révélé un étudiant qui a souhaité garder l’anonymat. Comme lui, un autre étudiant avance que cette vérité est cachée à l’université alors que le problème est « extrêmement grave ». Selon eux, le fait qu’ils étudient et ont de bonnes notes agace les autres. « Ces moqueries m’ont affecté dans mes études, mais j’ai pu les surmonter grâce au soutien de mes proches », dit l’une des victimes qui conseillent aux autres d’avouer à leurs amis et leurs proches ce qu’ils vivent à l’école ou à l’université. Ces étudiants regrettent que l’université n’ait pu trouver une solution à ce problème.