Le litige sur l’enregistrement formel sous la Medical Council Act de l’University of Technology, Mauritius en tant qu’Approved Institution pour des études en médecine s’embourbe au préjudice des étudiants inscrits au D.Y. Patil Medical College et à l’Anna Medical College. En effet, devant le tollé soulevé par la décision du Medical Council de refuser de reconnaître l’University of Technology, Mauritius en tant qu’Awarding Body, une réunion d’urgence de la première institution nommée a été convoquée, hier après-midi. Après analyse des faits, l’Ordre des Médecins a maintenu sa décision initiale en n’enregistrant pas les étudiants, qui ont réussi aux examens en médecine sous la supervision de l’University of Technology, Mauritius.
Mais le ton se durcit entre les différents Stakeholders engagés dans ce dossier. Ainsi, le conseil d’administration de l’Ordre des Médecins a pris la décision d’émettre un communiqué pour rappeler que « the Medical Council is a non-profit making organisation et que sa préoccupation majeure demeure l’intérêt public ». Une gifle à peine déguisée à l’encontre des instituts d’enseignement supérieur concernés par ce problème de même que ceux qui les soutiennent dans cette démarche.
Plus grave encore est la décision du Medical Council de ne pas revenir sur sa décision sanctionnant l’University of Technology, Mauritius, tout en renvoyant la balle dans le camp du ministère de la Santé. « Le Medical Council, qui prévoit de faire publier un communiqué officiel, souligne que la Medical Council Act autorise le ministre de la Santé de procéder en dernier recours à l’enregistrement de toute Medical Institution pour permettre à l’enregistrement officiel de tout médecin détenant des diplômes octroyés par cet institut d’études supérieures. Si le ministre de tutelle sent qu’il peut se prévaloir de cette disposition de la loi, personne ne pourra y faire objection », a fait comprendre au Mauricien une source autorisée au sein du Medical Council en l’absence du communiqué officiel.
Cette prise de position du Medical Council a été entérinée en dépit des menaces et des attaques à peine voilées venant de l’University of Technology, Mauritius ou de D.Y. Patil Medical College sous forme de procès devant les instances judiciaires compétentes. Toutefois, l’Ordre des Médecins est venu accentuer les pressions sur le ministre de la Santé pour une intervention. Dans une précédente correspondance en début de semaine, la direction de l’University of Technolgy, Mauritius a sollicité l’arbitrage du ministre de la Santé pour un rappel à l’ordre des médecins et le rétablissement de cette université dans ses droits en tant qu’Awarding Body pour les diplômes de médecine aux étudiants du D.Y. Patil Medical College et d’Anna Medical College.
En fin de semaine, des sources bien renseignées indiquent que cette intervention attendue au plus haut niveau du ministère n’est pas prévue dans l’immédiat compte tenu des implications complexes. En attendant, outre les 16 étudiants, qui avaient terminé depuis août de l’année dernière, une autre cohorte d’étudiants en médecine du D.Y. Patil Medical College et d’Anna Medical College, après la proclamation des résultats du mois dernier, est tributaire de la décision du Medical Council pour leur enregistrement en tant que médecin spécialiste.
Le dernier exercice d’évaluation adopté par le Medical Council lors de sa précédente réunion au cours de la semaine dernière est accablant à plus d’un titre. « The committee was very sceptical about certain entries. A matter of particular concern was the fact that certain postgraduate students in surgery had done very few or no intervention independently or even under supervision. They were present as observers or assistants, yet they have graduated as surgeons (MS) », s’interroge le Medical Council dans un document transmis aux autorités compétentes. En sus de cela, il a été confirmé que pendant plus d’un an, il n’y avait pas de professeur pour des cours en Surgery.
Une autre lacune relevée par le Medical Council est que “consultants in charge stated that they were involved only in the organization of clinical/practical examinations, but had no say either in its conduct or marking. The Dean confirmed that certain students were given grace marks, which explained the 100% pass rate in all specialities, a very unlikely occurrence in most foreign medical institutions”.
D’autre part, le Medical Council remet en cause le contrôle de l’University of Technology, Mauritius sur le programme d’études au D.Y. Patil Medical College en avançant que « consultants in charge were also asked about any Quality Assurance exercise by the University of Technology (UTM) to ensure proper implementation of postgraduate training leading to award of MD/MS degree by the institution. They unanimously stated of not being aware of any such exercise ».
Avec la réunion d’urgence du Medical Council d’hier, de nouveaux développements sont à prévoir dans la D.Y. Patil Medical School Saga…