La première audition de l’Equal Opportunities Tribunal (EOT) est prévue demain après-midi. Elle suivra la prestation de serment des deux assesseurs nommés la semaine dernière. Cette première audition sera consacrée à la plainte d’Omi Adjodah contre l’hôtel La Plantation. Ce dossier sera traité en urgence étant donné que l’Equal Opportunities Commission (EOC) a fait une demande d’ordre intérimaire à ce sujet. Deux autres cas de discrimination alléguées, concernant l’accès à une discothèque et un exercice de promotion au Central Electricity Board (CEB) ont également été soumis à l’EOT.
Après plus d’un an d’attente, le président de l’Equal Opportunities Tribunal, Denis Vellien a enfin ses deux assesseurs. Il s’agit de Mohini Bali et de Kader Abdool Lotun. Ces derniers prêteront serment demain devant le président de la République, Kailash Purryag.
L’EOT se mettra tout de suite au travail en se penchant sur le cas opposant Omi Adjodah à l’hôtel La Plantation. Le premier nommé, fournisseur de services de sports nautiques dans l’enceinte de l’établissement, reproche à la direction de l’hôtel d’avoir mis un terme à son contrat en raison de son appartenance ethnique.
Sans assesseur, le tribunal n’avait pu travailler sur ce dossier soumis par l’EOC. Le mois dernier, le président de la commission, Brian Glover, a demandé au président du tribunal d’émettre un ordre intérimaire d’urgence dans cette affaire, car la direction de l’hôtel avait donné jusqu’au 31 août pour évacuer le local qu’il occupait.
C’est donc ce dossier qui sera traité en priorité à l’EOT. Omi Adjodah sera assisté de Me Nanda Kistnen. Selon Denis Vellien, un ordre intérimaire n’est pas définitif. « Il est émis quand il y a une urgence, en attendant d’entendre les deux parties sur la question. »
Les procédures, sous l’Equal Opportunities Act (EOA), exigent également que le plaignant présente un affidavit, certifiant que ce cas ne sera pas traité sous d’autres juridictions. De même, il est prévu que l’audience soit publique, sauf s’il y a une objection valable de la part d’une des deux parties. Ce qui est à l’opposé de la conciliation à la commission qui se fait en privé.
L’EOC a soumis deux autres cas de discrimination à l’EOT, après que des tentatives de conciliation ont échoué. Il s’agit du cas d’une personne en fauteuil roulant qui s’est vue interdire d’accès dans une discothèque et de celui d’un Senior Engineer du CEB qui dit avoir été lésé lors de différents exercices de promotion, en raison de son origine ethnique.
Dans les deux cas, la commission, après avoir écouté les deux parties concernées, a estimé qu’il pourrait y avoir eu discrimination.