La perception que les chauves-souris sont les principales responsables des dommages causés aux fruits commerciaux est erronée. C’est ce qu’affirme une étude menée par le Dr Ryszard Oleksy de l’Université de Bristol, en collaboration avec la Mauritian Wildlife Foundation. L’étude démontre que les chauves-souris seraient responsables de 11% de dommages seulement dans les manguiers de plus de 6 mètres et à peine 3% dans les petits manguiers. Cette étude démontre que les oiseaux et les chauves-souris seraient responsables de 9% seulement des ravages dans les vergers de litchis.
La cohabitation entre humains et chauves-souris a été en dents de scie ces dernières années. Les planteurs ont souvent fustigé la chauve-souris frugivore locale, qu’ils tiennent pour principales responsables des dommages causées à leurs vergers. Ils ont même été jusqu’à demander que le Pteropus niger soit enlevé de la liste des animaux protégés pour pouvoir les contrôler. Mais ce serait un véritable désastre écologique puisque le Pteropus niger est endémique de Maurice et, par définition, unique au monde. Sans compter qu’il est classé comme vulnérable sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature.