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Les étudiants devant s’inscrire au Bar Vocational Course ont eu vent d’une probable augmentation des frais, qui pourraient passer de Rs 110 000 à Rs 120 000. Cette possible hausse, sans aucune justification, fait grogner l’ensemble des étudiants ayant échoué lors des derniers examens et qui doivent reprendre les cours. « Quelle amélioration y a-t-il eu pour justifier une augmentation ? L’infrastructure ainsi que la façon dont les cours sont dispensés sont restées les mêmes. On accumule les échecs », s’insurgent ces jeunes, dont plusieurs n’en sont pas à leur première tentative.

Le métier d’avocat devient-il hors de prix ? La grogne monte parmi ces jeunes, qui aspirent à devenir avocat, avoué ou notaire. Cette année, sur 125 candidats, seuls 17 ont été admis, l’un d’eux après avoir demandé une deuxième correction de son questionnaire. Ceux qui n’ont pas eu un « C » de moyenne doivent reprendre part aux examens et repayer la totalité des frais, qui sont de Rs 110 000.

En 2016, les frais du Bar Vocational Course sont passés de Rs 100 000 à Rs 110 000. Cette année, les étudiants ont récemment eu vent d’une probable augmentation de Rs 10 000. Une nouvelle qui n’a pas été bien accueillie, surtout que plusieurs d’entre eux n’en sont pas à leur première tentative. Les résultats sont proclamés vers la fin novembre et l’appel pour l’inscription est, lui, publié à la mi-décembre tandis que les étudiants disposent d’un mois pour régler le paiement, et ce avant le début des cours, en février.

Or, l’inscription n’a toujours pas été « advertise », une situation qui risque de retarder le début de la formation. Toute l’organisation de ces examens qui sanctionne le Bar Vocational Course, mettant l’accent sur l’aspect purement pratique de la profession, devient une cacophonie inacceptable pour ces jeunes, qui disent ne pas comprendre la raison derrière une autre augmentation. « Il n’y a eu aucune amélioration. Avec ce retard, c’est sûr que nous allons avoir moins d’heures de cours et que le syllabus ne sera pas complété à temps aux dépens des étudiants. Les infrastructures sont restées les mêmes : nous suivons toujours ces cours dans une salle de conférences sur le campus de l’UoM alors que toute l’activité judiciaire tourne autour des cours de justice à Port-Louis », font ressortir ces jeunes.

Pour eux, il est temps que le Council of Vocational Legal Education (CVLE) pense à réaménager les étudiants à Port-Louis, comme au temps du Council of Legal Education (CLE). Depuis 2011, la création du CVLE a permis de remplacer le CLE, comme prévu dans la Law Practitioners Amendment Act. Si cette démarche visait à offrir davantage d’opportunités aux jeunes qui souhaitent poursuivre une carrière dans la profession légale, ces derniers sont toutefois restés sur leur faim.

Quant à l’Université de Maurice, elle agit en tant que “facility provider” alors que le CVLE assure la formation. Un chargé de cours avec expérience, qui exerce comme juge ou Senior Counsel, peut percevoir Rs 4 000 par heure en moyenne. Ils animent environ 10 à 15 sessions de formation, qui durent chacune trois heures minimum.

Vu la conjoncture des choses, ce n’est pas avant début janvier que l’inscription sera ouverte. Avec le délai d’un mois dont disposent les étudiants, les cours pourraient commencer en mars pour prendre fin en août, et les examens débuteraient alors en septembre.