Le ministre des Arts et de la Culture a affirmé qu’il est grand temps que les institutions sociales et culturelles érigent des passerelles entre elles. Mookhesswur Choonee annonce ainsi l’institution d’un comité composé des représentants de ces institutions pour dégager une synergie. C’était lundi à l’ouverture de la conférence de trois jours sur le thème « Diversité culturelle et interculturel : quelles assises pour la paix » organisée par la Fondation pour l’Interculturel et la paix (FIP) au Mahatma Gandhi Institute.
Mookhesswur Choonee a affirmé que dans toutes les initiatives gouvernementales, il incombe de mettre en place une politique éducative « qui va créer des individus qui sont compétents au niveau de l’interculturel ». Il faudra, poursuit le ministre des Arts et de la Culture, créer davantage d’espace pour permettre l’éclosion et le développement de l’interculturel et son avancée sur le plan international.
Le ministre indique que dans une île Maurice plurielle, une des tâches les plus importantes du gouvernement était la promotion d’une entente positive entre les différentes composante de société. Dans cet optique, poursuit-il, au fils du temps, de nombreuses institutions sociales et culturelles ont été mises en place. Objectif : préserver la culture et les langues ancestrales de chaque composante de la société. « Ces institutions ont accompli leur mission et il est grand temps qu’elles érigent des passerelles entre elles dans un esprit d’ouverture pour briser cloison et travailler ensemble », soutient-il.
Mookhesswur Choonee a aussi annoncé la création d’un comité qui sera constitué de représentants de ces institutions avec un mandat défini : « Mettre en commun les moyens afin de dégager des synergies. » Ce comité, dit-il, agira comme une plateforme commune pour un partage d’idées et pour amener des actions conjointes. Le but étant d’aider à diminuer ou à en finir avec toute fracture sociale et culturelle. « Le but ultime étant de soutenir la paix durable », fait-il ressortir.
Pour le ministre, il y a des conditions sine qua non pour qu’il y ait la paix : le respect de la diversité culturelle, des droits de l’homme et des minorités, pour un développement durable, de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la transparence, du commerce équitable… Soulignant que Maurice est de plain-pied dans des élections des collectivités locales et régionales, M. Choonee indique aux participants, surtout étrangers, l’engagement du gouvernement, renforcé par une loi, pour qu’il y ait plus de femmes au sein des institutions régionales et pourquoi pas, dit-il, à l’Assemblée nationale. Selon lui, Maurice sert d’exemple à d’autres pays.
Les travaux dans le cadre de cette conférence internationale se poursuivent aujourd’hui au MGI à Moka. Le prix Nobel de littérature Jean-Marie Leclézio, qui n’a pu être présent à l’ouverture des travaux lundi, a participé dans la matinée à un échange avec Issa Asgarally de la FIP. Il assistera cet après-midi à un spectacle proposé par des enfants de Bambous bénéficiaires du projet Livres pour tous de la FIP, chez la Trup Sapsiwaye à Rose-Hill. Cette représentation théâtrale du conte L’arbre qui vole de Malcolm de Chazal, est montée sous la direction de Gaston Valayden. Elle durera trois quart d’heure.