Les quatre héritiers de feu Armoogum Ramalinga Chetty et Sarasvathi Ramalinga Chetty poursuivent la SBM en Cour suprême, à qui ils réclament Rs 5 M de dommages pour le préjudice subit dans le cadre d’une fraude bancaire alléguée. Selon la plainte, la SBM aurait tenté à plusieurs reprises de transférer de l’argent du compte conjoint de leurs défunts parents vers une banque étrangère, et ce sans leur aval. L’affaire a été ajournée aux 20 et 22 janvier prochains.
Les quatre héritiers des Ramalinga Chetty, qui résident tous à l’étranger, réclament des dommages de Rs 5 M à la SBM, soutenant que leurs parents ont été victimes « d’actes frauduleux » de la banque. Dans la plainte, les quatre héritiers soutiennent que leur défunt père avait ouvert un compte conjointement avec leur mère à ladite banque le 26 juillet 2000 et qu’ils y avaient déposé la somme de 25 000 livres. Ils allèguent que le 9 novembre 2000, la SBM avait  encaissé le dépôt fixe sans le consentement de leur mère, Sarasvathi Ramalinga Chetty, et de ce fait sans qu’elle ne soit au courant de la transaction. Les plaignants affirment aussi que, le 3 novembre 2000, la SBM avait transféré la somme de USD 33 675 sur le compte de leurs parents vers un compte à la Lebanon and Gulf Bank, là encore sans l’aval de leurs parents. Les plaignants soutiennent aussi que la banque a récidivé le 9 novembre 2000 en tentant cette fois de transférer la somme de 22 500 livres du compte de leurs parents vers un compte à l’United Bank of Saudia Lebanon, sans aucune autorisation une fois encore. Les plaignants affirment enfin que le 13 janvier 2001, la SBM aurait transféré USD 10 500 dollars vers la Chase Manhattan Bank.
Les plaignants déplorent le fait que la SBM n’ait, à aucun moment, justifié ce qu’ils qualifient de « transactions douteuses », d’autant plus que leur défunt père, Armoogum Ramalinga Chetty, contestait sa signature sur de  « fausses » instructions données à la banque. Les plaignants indiquent que leur père avait découvert la fraude en avril 2001 lorsqu’il a examiné ses relevés bancaires. Ils soutiennent que c’est après avoir découvert le pot aux roses que la santé de leur père s’est détériorée. Ce dernier a en effet été victime de deux malaises cardiaques en novembre 2001 et est décédé le 16 février 2005 en Grande-Bretagne. Leur mère, elle, rendra l’âme trois ans plus tard.
Les quatre héritiers soutiennent que les agissements de la banque ont eu pour effet de détériorer la santé de leur défunt père. « Ever since discovering the fraud, has been living a stressful life », indique ainsi la plainte. Les quatre héritiers ajoutent aussi que malgré une « mise en demeure » servie à l’encontre de la banque, ordonnant qu’elle rembourse la somme de Rs 2 M à la famille de Ramalinga Chetty, la SBM ne s’est pas pliée à leurs exigences.
Les héritiers sont représentés par Me Rajesh Unnuth et l’avoué Pazhany Rangasamy. La SBM, elle, est représentée par sir Hamid Moollan, QC. Le procès  est entendu par le juge Abdurrafeek Hamuth.