Des ateliers sur le recyclage ont été lancés lundi à l’hôtel LUX* Belle Mare dans le cadre des activités de la GML Green Week. Une douzaine d’employés occupant des postes divers au sein Quinze ateliers sont ainsi proposés sur deux mois. Au programme de la première rencontre figuraient la fabrication de bracelets faits de tirettes de canettes en aluminium et la réalisation d’un cadre photo à base de vieilles boîtes de DVD garnies de feuilles de magazines, bouts de CD ou encore bouchons de liège.
« Les moyens, mis à la disposition des Mauriciens pour oeuvrer à faire de Maurice une île “plus verte” sont encore trop souvent limités et les initiatives timides. Ces ateliers visent ainsi à offrir un lieu d’échanges et d’apprentissage aux employés des filiales de GML qui leur donnera l’occasion de réaliser que les déchets ont une valeur. En effet, je l’ai souvent constaté ces derniers temps, les Mauriciens sont désireux d’avancer vers le développement plus durable de leur pays et veulent agir mais il faut leur en donner les moyens », soutient Marie-Laurence Dupont, coordinatrice de cette nouvelle initiative GML Think Green.
Joan Papillon, bientôt 11 ans chez LUX* Belle Mare au Kids Club de l’hôtel, a pour sa part émis le souhait de partager avec les enfants du club les techniques apprises lors de l’atelier. « C’est une activité ludique pour les enfants et en même temps, on leur apprendra l’importance de protéger la nature en donnant une seconde vie aux déchets. C’est intéressant de découvrir, à travers ces ateliers, d’autres exemples et techniques pour les “objets de récup” », dit-elle.
Les 12 employés étaient répartis en équipe de six personnes. Alors qu’une équipe s’attelait à la confection du bracelet avec des tirettes de canettes récupérées de la chaîne de production de Phoenix Beverages, l’autre réalisait des cadres photos.
Armand Gachet, actif sur le terrain dans des activités à caractère durable, estime, quant à lui, qu’il est important d’amener une réelle prise de conscience au sein de la population sur les objets de récup. « Il y a encore du chemin à parcourir pour revaloriser les objets auxquels nous donnons une seconde vie. Ces objets, une fois transformés, deviennent de véritables chefs-d’oeuvre dans une maison et représentent une fierté pour ceux qui les réalisent. Ce faisant, nous minimisons le risque que ces objets ne se dégradent dans l’environnement », conclut-il.