Dans le cadre de leur projet collectif de collecte d’informations sur les Mauriciens engagés lors de la Première Guerre mondiale, l’École du Centre et le Lycée La Bourdonnais lance un appel à contribution aux familles dont les ancêtres ont combattu dans les forces armées.
Grâce à la collaboration de plusieurs familles et aux recherches des élèves des deux écoles, un début de répertoire réunissant 2 200 noms a déjà pu être constitué. Ce projet, qui a commencé l’année dernière, a pour objectif de répertorier tous les Mauriciens engagés dans cette guerre. « On estime qu’il en reste un millier à identifier », font ressortir les coordonnatrices de ce projet, Christine Chompton-Ahnee, référent culturel à l’École du Centre, et Christine Renard, professeur d’histoire-géo au Lycée La Bourdonnais. Toutes deux soulignent que « ce projet était au départ purement pédagogique ». Les élèves du Lycée La Bourdonnais et de l’École du Centre travaillaient en Accompagnement Personnalisé Histoire sur le centenaire de la « Grande Guerre ». Il est aujourd’hui devenu « un véritable chantier historique, passerelle entre mémoire familiale et mémoire collective, entre histoire mauricienne et mondiale ». Soutenu par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), ce projet veut mettre en lumière une partie méconnue de l’histoire mauricienne, celle de « l’île Maurice pendant la Première Guerre mondiale ».
Dans cette optique, un appel est lancé aux familles pour signaler leurs ancêtres mauriciens ayant combattu dans les forces armées pendant la guerre de 1914-18, et qui étaient engagés respectivement dans des unités combattantes de l’armée britannique, dans la Mauritius Volunteer Force, dans le Mauritius Labour Battalion ou dans les armées française, indienne, australienne, sud-africaine, canadienne ou américaine.
« Sur le site du Lycée La Bourdonnais, un répertoire non exhaustif des Mauriciens engagés en 1914-18 est consultable en ligne et il est possible d’y signaler ceux qui n’y figurent pas, les listes de soldats mauriciens datant de l’après-guerre étant incomplètes ou perdues. D’où l’importance de réunir ce que la mémoire des familles peut encore sauver de l’oubli afin de compléter cette page de l’histoire mauricienne », poursuivent les coordonnatrices du projet. Une exposition présentant objets, documents et travaux d’élèves sur les soldats mauriciens est prévue pour  mai 2016 à l’Institut Français de Maurice (IFM), comme cela avait déjà été le cas en 2015.