L’International Paralympics Committee (IPC) a tenu une conférence et son assemblée générale lors de la semaine écoulée (5 au 8) à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis. Maurice, plus précisément le Mauritius Paralympics Committee (MPC), s’est fait représenter par Dominique Pancham. Une participation que déplore Jean-Marie Malépa, président de la Mentally Handicapped Persons Sports Federation (MHPSF). Pour cause: après plusieurs mois, aucune issue n’a été trouvée au cas du MPC, considéré comme illégal par le ministère de la Jeunesse et des Sports dans la mesure où il n’est pas reconnu par le Registrar of Associations.
Comment peut-on avoir le culot de laisser s’envenimer une situation qui va à l’encontre même de l’intérêt des handisportifs, tout en assistant à l’assemblée générale de l’IPC?? L’acte est tout simplement inacceptable, voire condamnable, pour certains qui veulent faire croire qu’ils sont là pour défendre l’intérêt des athlètes. La participation de Dominique Pancham à cette assemblée générale en est d’ailleurs la preuve flagrante. Pour Jean-Marie Malépa, il est plus que temps que le MJS, plus particulièrement le ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint, prenne enfin les choses en main en commençant par nommer un Caretaker Committee, avec à sa tête une personne neutre et compétente, pour essayer de relancer la machine.
Au point mort depuis mars
« Cela fait quatre ans que le handisport stagne sous l’ère Reynolds Permal comme président. Le ministre avait tenté, à travers le dialogue, de faire bouger les choses, mais c’était peine perdue. Il est grand temps d’agir, car cela fait plusieurs mois que nous tournons en rond. Et pourtant, il semblerait que cette situation semble bien plaire à certains », a fait remarquer Jean-Marie Malépa. Car depuis le 23 mars, date de la rencontre avec l’Ombudsperson for Sports, nommément Ramesh Sunt, et ce, en présence d’un représentant du Registrar of Associations, rien n’a vraiment bougé, alors que le rappel à l’ordre était très clair : le MPC n’est pas en conformité avec les lois sportives du pays.
Il avait été alors demandé aux représentants des quatre fédérations handisportives (physique, déficience intellectuelle, visuelle et auditive) de se rencontrer entre eux et de travailler sur l’élaboration de nouveaux règlements avant de se faire enregistrer auprès du Registrar of Associations. Ce n’est qu’après cela que le MPC pouvait aller vers une assemblée générale élective pour élire son nouveau bureau pour les quatre prochaines années, soit 2017-2020. « Il semblerait malheureusement que cela n’intéresse pas grand monde au sein de la MPC. La preuve est très simple : six mois se sont écoulés entre la réunion du 23 mars à aujourd’hui. Qu’a-t-on fait de concret pour remettre le MPC sur de bons rails?? Pas grand-chose », a déploré Jean-Marie Malépa.
En revanche, il s’est dit surpris d’apprendre que Dominique Pancham a représenté le MPC à l’assemblée générale de l’IPC. « C’est une insulte à l’intelligence des gens et je laisse le soin au public de tirer leurs propres conclusions », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Nous ne sommes pas contre le fait que Dominique Pancham ou que quelqu’un d’autre représente le pays à cette assemblée, mais n’aurait-il pas été plus juste et transparent que le « président du MPC », Reynolds Permal, convoque les représentants des quatre fédérations handisportives pour évoquer de la question?? Où et quand cette décision a-t-elle été prise?? J’espère que le ministre Toussaint y a pris bonne note. » 
Situation alarmante
Trop c’est trop pour Jean-Marie Malépa et il est maintenant grand temps que le MJS prenne les taureaux par les cornes pour mettre fin à une situation révoltante qui n’a que trop duré. Il compte d’ailleurs alerter, pour la énième fois, le MJS pour que des mesures concrètes soient prises dans ce cas précis, notamment l’application de la section 9 de la Sports Act qui stipule, dans le cas du MPC, la mise en place d’un Caretaker Committee pour préparer les nouvelles élections.
Pour conclure, Jean-Marie Malépa a trouvé dommage que certaines personnes ne jouent pas franc-jeu pour faire avancer les choses handisportive dans la bonne direction. « La situation est alarmante. Déjà que le MPC n’avait pas tenu de réunion pendant près d’une année en 2016 et voilà que cela fait plusieurs mois que nous tournons en rond pour avoir des « free & fair elections ». Les Jeux des îles approchent à grand temps et j’estime qu’il est grand temps qu’on mette de l’ordre dans toute cette histoire, afin que la situation du MPC soit régularisée une bonne fois pour toutes », a-t-il conclu.