US Vice President Mike Pence listens as US President Donald J. Trump welcomes Roger S. Penske and his family to the White House before the presenting him the Presidential Medal of Freedom on October 24, 2019 in Washington,DC. (Photo by Brendan Smialowski / AFP)

La Chine a fermement condamné vendredi les propos virulents tenus la veille par le vice-président américain Mike Pence, qui a accusé la NBA de complaisance vis-à-vis du « régime autoritaire » chinois et soutenu les manifestants de Hong Kong.

« Ses propos montrent l’arrogance et l’hypocrisie totales dont il fait preuve, sont pleins de préjugés politiques et de mensonges », a déclaré lors d’un point presse régulier Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

« La Chine exprime sa profonde indignation et sa ferme opposition », a-t-elle souligné.

Depuis début octobre, une crise oppose la Chine et la ligue nord-américaine de basket (NBA), en raison d’un tweet de Daryl Morey, le directeur général des Houston Rockets, en soutien aux manifestants de Hong Kong.

L’ex-colonie britannique, rendue à la Chine en 1997 et désormais territoire autonome, est secouée depuis juin par des manifestations de plus en plus violentes. Les protestataires exigent notamment davantage de libertés civiles et d’autonomie.

Mike Pence a dénoncé jeudi l’attitude à ses yeux trop conciliante de la NBA et de l’équipementier sportif Nike vis-à-vis de Pékin depuis le début de la crise, insistant sur le soutien des Etats-Unis aux manifestants hongkongais.

« En se mettant du côté du Parti communiste chinois et en faisant taire la liberté d’expression, la NBA se comporte comme une filiale à 100% d’un régime autoritaire », a estimé M. Pence lors d’un discours à Washington.

« Certains des plus grands joueurs et propriétaires (de franchises) de la NBA, qui exercent quotidiennement leur droit de critiquer ce pays (les Etats-Unis), perdent leurs voix lorsqu’il s’agit des libertés et des droits d’autres peuples », a-t-il déclaré en référence à la superstar LeBron James, qui avait critiqué le tweet de Daryl Morey.

« Mike Pence fait des remarques irréfléchies et montre du doigt les autres pays, mais fait fi des graves problèmes que connaissent les États-Unis », a déclaré Hua Chunying, citant le racisme, les interventions militaires de Washington à l’étranger ou encore le programme de surveillance américain PRISM.

Les propos de Mike Pence ont également fait réagir aux Etats-Unis, où l’ex-star du basket Charles Barkley, dont la voix de consultant porte énormément, lui a demandé de « la fermer ».

« Toutes les entreprises américaines font des affaires en Chine », a-t-il souligné. « S’ils veulent s’inquiéter de la situation en Chine, pourquoi tous ces politiciens qui font les choses mieux que les autres ne stoppent pas toutes les affaires avec la Chine? ».

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