« Trop c’est trop ! Cette situation ne peut plus durer. » Les employés de Maxi Clean, qui travaillent sur la plage publique de Mon-Choisy, sont en colère. Et pour cause : chaque week-end, la plage publique est transformée en « dépotoir à ciel ouvert » et servirait aussi de… toilettes !
« Aucun mot n’est assez fort pour qualifier les journées de travail les dimanche et lundi matins », lance un employé de la société Maxi Clean. Travaillant sur la plage publique de Mon-Choisy depuis plusieurs années, ce dernier indique que, depuis plusieurs mois, la situation s’est empirée. Pointant du doigt l’incivisme des campeurs, d’autres employés soutiennent que c’est le manque d’accès aux toilettes publiques qui conduit à la dégradation de la plage. « Les dimanche et lundi matins, c’est une vraie plaie de venir travailler, car nous savons à l’avance dans quel état nous retrouverons la plage et que notre tache ne sera pas facile », explique l’un d’eux.
Il faut avouer que le spectacle offerts aux marcheurs le matin « est écoeurant ». Un habitué explique d’ailleurs : « Certains se changent sur la plage, d’autres abandonnent leur serviette hygiénique… Certains encore font même carrément leurs besoins sur la plage. » Et un employé de la société de nettoyage de renchérir : « Zot pa mem pran letan pou couver zot malproprete. » L’explication de ces actes d’incivisme tiendrait aux horaires des toilettes publiques, lesquelles ne sont ouvertes que de 7h à 19h, ce qui pousserait les campeurs à trouver des solutions extrêmes. « Aucune solution ne leur est proposée pour qu’ils puissent y avoir accès durant les jours de camping », dit notre interlocuteur. Certains campeurs, poursuit-il, feraient d’ailleurs leurs besoins à proximité des toilettes publiques.
Pour les employés de Maxi Clean, la fermeture des toilettes publiques « est tout à fait normale », compte tenu des actes de vandalisme dont sont victimes ces infrastructures durant le week-end. « Pour réparer les dégâts – comme les robinets et les portes –, cela nécessite un budget conséquent », explique-t-on du côté des autorités compétentes. Reste à savoir s’il existe une solution dans ce cas de figure. Les habitants de Mon-Choisy, eux, en proposent une. « Il suffit de proposer une formule où le campeur payera pour utiliser les toilettes publiques entre 19h et 7h le lendemain », estiment-ils. Autre possibilité : installer des caméras de surveillance. Cette solution n’est d’ailleurs pas écartée, car elle permettrait d’identifier les vandales. La dernière proposition vise à instaurer un service de nettoyage 24/7 pour les toilettes situées sur les plages publiques.