Les travailleurs réclament une hausse salariale de Rs 1 000 « across the board ».

Une hausse salariale de Rs 1 000 « across the board ». C’est ce que réclament les travailleurs de l’industrie du transport en marge de la prochaine révision salariale dans ce secteur et l’entrée en opération du métro. C’est au dépôt de la Corporation nationale de transport (CNT) à Rivière-du-Rempart qu’ils comptent faire voter cette demande d’augmentation dès lundi prochain en guise de protestation à la proposition faite par la direction de ce corps étatique pour une allocation de Rs 800. La demande de l’Union of Bus Industry Workers (UBIW) pour les travailleurs de la CNT sera étendue à toutes les autres compagnies d’autobus, car la dernière révision salariale dans ce secteur remonte à 2016. Depuis, ils ont réclamé une hausse salariale de l’ordre de 40%.

« L’exercice démocratique qui débutera à Rivière-du-Rempart se répétera à travers l’île. Nous allons demander aux travailleurs de voter pour des actions syndicales si les demandes de l’UBIW sont rejetées. Nous avons fait comprendre à la direction de la CNT que les travailleurs n’ont pas besoin d’une allocation, mais d’une augmentation salariale qui sera inscrite sur leur salaire de base », a déclaré mardi Ashok Subron, négociateur de l’UBIW, lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’UBIW, à Grande-Rivière-Nord-Ouest. « Des négociations sont prévues avec la direction de la CNT vendredi prochain et c’est à ce moment précis que nous ferons notre demande d’augmentation salariale de Rs 1 000 “across the board”. En sus de cela, nous allons faire une deuxième contre-proposition : une compensation symbolique de Rs 12 000 pour compenser les travailleurs pour la perte de pouvoir d’achat de 2018 et 2019, ainsi qu’un “minimal collective agreement” garantissant une augmentation de Rs 500 étalée sur 12 mois à compter de la signature d’un accord. »

Le syndicaliste soutient qu’à la suite d’une grève des bus de la CNT en 2013, les travailleurs du transport « méritaient une augmentation salariale » à partir de 2017. « L’UBIW a déclenché le processus de négociation avec toutes les compagnies d’autobus après avoir déclaré litige auprès du département de conciliation et de médiation du ministère du Travail. La direction de la CNT a fait une proposition irrespectueuse envers les travailleurs. C’est-à-dire cette allocation de Rs 800. Nous avons donc maintenu notre demande pour un “minimal collective agreement”, qui prendra fin en 2020. Nous allons aussi proposer qu’un certain nombre de points sur lesquels la CNT est tombée d’accord soient mis en pratique. »

Faisant référence à l’entrée en opération du métro, il devait déclarer que lorsque la “Cashless Card” fera son entrée, celle-ci aura un impact sur les nombreux receveurs d’autobus. « Le ministre des Infrastructures publiques et du Transport intérieur a, de son côté, annoncé que de nouvelles lignes seront créées. La Rose-Hill Transport disposera de 11 nouvelles lignes de même que la CNT et l’United Bus Service. Nous avons à plusieurs reprises fait savoir au ministre qu’il faut absolument qu’il y ait une rencontre avec les syndicats des travailleurs de cette industrie. Depuis le 17 août 2017, nous sommes à la recherche d’un accord écrit pour garantir la sécurité d’emploi et les options possibles en cas de perte d’emploi (“Early Retirement Scheme”). Nous sommes à la recherche d’un accord car le métro se fera en deux phases. La première va bientôt être terminée. Il faut qu’il y ait un plan social. Le ministre Bodha nous doit une réunion depuis 2017. Il doit nous rencontrer et, ensuite, organiser une réunion tripartite avec les dirigeants des compagnies d’autobus », a-t-il conclu.