Construit à la fin des années 90 grâce au soutien du gouvernement chinois, le stade Anjalay, à Belle Vue, qui a pourtant accueilli quelques grands matches à guichets fermés, comme ce fameux Sunrise-Zamalek du 12 avril 1996, offre aujourd’hui un spectacle de désolation. Toilettes en très mauvais état, portes et sièges cassés, et infrastructure très mal entretenue, il y a de quoi se poser des questions sur ce stade appartenant au ministère de la Jeunesse et des Sports. Le plus grave c’est que d’autres infrastructures sportives appartenant à l’État se trouvent également dans la même situation.
Comment expliquer la situation dans laquelle se trouve actuellement le stade Anjalay à Belle Vue ? Une infrastructure rénovée, une première fois, avant les Sixièmes Jeux des Îles de l’océan Indien de 2003, puis au coût de quelques millions de roupies dans le cadre de la Coupe du monde de 2010, en Afrique du Sud. C’était dans l’espoir d’attirer des équipes avant qu’elles ne mettent le cap sur l’Afrique du Sud. Malheureusement, aucune d’entre elles n’a confirmé.
Entre-temps, soit en deux ans, le stade Anjalay a connu une dégradation  à divers niveau et les utilisateurs n’ont pas manqué de faire part de leur indignation par rapport à la situation. Du reste, des clichés pris au stade montrent à quel point ceux censés s’occuper de la maintenance des lieux, aussi bien que ceux censés prendre des décisions, ont lamentablement échoué. Comme indiqué plus haut, les toilettes se trouvent dans un état déplorable et qui plus est, les conditions sanitaires sont loin de faire l’unanimité.
Il nous revient aussi que le service de maintenance responsable pour le nettoyage des toilettes a, à plusieurs reprises, fait état des problèmes d’évacuation. Ce qui provoque une odeur incommodante dans les toilettes. Une étude a même été effectuée récemment et recommande que 20 toilettes soient remplacées dans le “Grand stands” se trouvant au dessus des vestiaires. S’agissant des vestiaires justement, il a été noté que les urinoirs sont inutilisables et doivent obligatoirement être remplacés également.
Cette situation n’arrange personne, car ni les utilisateurs et encore moins les responsables du stade n’ont la partie facile, surtout ces derniers temps. En effet, les responsables doivent souvent faire face à des critiques, justifiées de surcroît. Cela fait que dans un récent rapport au ministère de la Jeunesse et des Sports, il a été demandé que des mesures rapides soient prises, afin que le nécessaire soit fait pour qu’un minimum d’hygiène soit respecté.
Concernant les toilettes, des clichés démontrent aussi que des portes sont dans un sale état, alors que d’autres sont tout bonnement cassées ! Quant à la peinture, elle laisse à désirer, alors que les portes en métalliques sont rouillées. Ne parlons pas de la clôture métallique autour du stade qui se trouve elle dans un sale état. On peut également y voir des trous par endroits, alors que des conteneurs aux couleurs des 6èmes Jeux des Îles traînent toujours dans l’enceinte même du stade.
?Par endroit, on peut même constater que les canalisations sont bouchées par des d’ordures, alors que le sol est tout simplement très mal entretenu dans la majeur partie du stade. Autre fait constaté: certains ont pris un malin plaisir à entasser les ordures contre le mur même du stade avant d’y mettre le feu ! Le résultat ? N’en parlons même pas dans la mesure où les clichés parlent d’eux-mêmes.
Dans l’enceinte du stade Anjalay, on peut même voir une porte en PVC ou en aluminium, bloquée de l’extérieur par un morceau de…bloc en béton ! Ce qui laisse penser que cette porte ne posséderait pas de clé. Last but not least, les fameuses caméras de surveillance qui ont coûté une fortune sont restées figées. La rouille ayant ainsi fait son travail avec le temps et surtout par manque d’entretien. Dans le même périmètre, on peut distinguer une lampe fluorescente suspendue sous les feuilles de tôle à l’aide de…fils métalliques…
Aux dernières nouvelles, nous apprenons que le dossier du stade Anjalay a été repris par une cellule spéciale au sein du bureau du Premier ministre, afin de voir comment remettre ce stade sur les rails. Une première décision a été d’ailleurs  prise pour le fermer temporairement, le temps de faire un constat plus approfondi avant que ne débute la rénovation.
Ce spectacle de désolation ne se limite malheureusement pas au stade Anjalay.  A un degré moindre, on retrouve le gymnase de Phoenix, construit dans le cadre des 6èmes Jeux des Îles et qui, à son ouverture, était considéré comme un petit joyau. Avec le temps et pire encore, faute d’un entretien et d’une gestion professionnels, cette infrastructure se retrouve, petit à petit, à un niveau déplorable. Résultat des courses: carrelages cassés dans les toilettes, spot lights qui ne marchent pas, parquet abîmé, murs lézardés et prises électriques cassées. Pour combler le tout, la pièce où sont disposés les équipements pour l’entretien du gymnase…mérite elle-même d’être mieux entretenue !
Pour conclure, nous avons également constaté que les centres appartenant au ministère de la Jeunesse et des Sports se trouvent dans un état fort déplorable. Sur les clichés pris, on peut constater que des morceaux de fer, aussi bien que des feuilles de tôle, des blocs et clôtures métalliques entre autres règnent en maître dans la cour, sans oublier les troncs d’arbres cassées et suspendues à la clôture d’un de ces centres et qui servent malheureusement de décor. On peut aussi voir des fils électriques traîner par terre, ce qui représente ainsi un gros danger pour les travailleurs et usagers de ces centres.