La femme d’affaires Nandanee Soornack ne fait plus l’objet de mandat d’arrêt international. La firme Raj Law Sollicitors, qui défend les intérêts de l’amie de l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam, a obtenu la confirmation de la Commission for the Control of Interpol’s Files (CCF) que le “red notice” émis contre elle a été levé. La firme Raj Law Sollicitors avait écrit au Central Criminal Investigation Department (CCID) et à la CCF, à Lyon, en France, pour demander aux deux organisations de lever les mandats d’arrêt internationaux émis contre Nandanee Soornack.
Interpol avait émis une alerte contre l’amie de l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam depuis avril 2015 se basant sur des allégations du CCID selon lesquelles elle devait être jugée à Maurice pour de nombreux délits commis. Toutefois, le 3 février dernier, la cour de cassation en Italie avait rejeté l’appel logé par l’État mauricien qui contestait la décision de la Cour d’appel de Bologne, prononcée en septembre 2016, refusant son extradition à Maurice. Le 7 avril dernier, c’était au tour de la Cour de District de Port-Louis de conclure que les allégations du CCID « n’étaient pas fondées », rayant ainsi tous les mandats d’arrêt émis contre Nandanee Soornack. Cette dernière est ainsi tirée d’affaire. Elle avait maintenu que les allégations portées contre elle étaient « fabriquées » et qu’elle était « victime d’une vendetta politique » après la défaite de Navin Ramgoolam lors des dernières élections générales.