Le Jardin « Coco » où « se déroule un tas de trafics », selon des habitants du quartier

Un groupe d’habitants de Plaine-Verte lance un vibrant appel au lord-maire, Mahfooz Moussa Cadersaïb, car ils « ne se sentent pas en sécurité » dans leur localité. Ils réclament que « des caméras CCTV soient placées dans des coins stratégiques » et qu’elles soient « opérées par la police afin de nous donner l’assurance que notre quartier est sous surveillance continue ».

Il s’agit spécifiquement du quartier périphérique de la capitale où se trouve le Jardin « Coco », soit, à la croisée des rues Yoloff et Edgar Laurent. Ces habitants expliquent : « Pas plus tard que début janvier, des voleurs se sont introduits dans une maison de la localité. Zot inn kas baro, defons laport ! Heureusement, le propriétaire et sa famille n’étaient pas chez eux à ce moment-là. »

Ces habitants expliquent encore que « le Jardin “Coco” était auparavant un coin tranquille, où ceux qui habitent le quartier pouvaient venir se détendre en fin d’après-midi », après le travail.

« Les enfants pouvaient jouer ou se rencontrer. Mais depuis quelque temps, l’endroit est fréquenté par des “roder deler”, des “figir sal” qui n’habitent pas les environs mais qui squattent les lieux, farouchant les gens des environs. » Certains, continuent nos interlocuteurs, « utilisent un langage vulgaire et injurieux, que ce soit contre les aînés, les enfants ou nous-mêmes ».

De ce fait, ils disent être contraints de rester cloîtrés dans leurs maisons. « On a peur même d’ouvrir nos fenêtres, tant on ne sait pas qui nous surveille. » La vingtaine de familles qui habite ce coin de la capitale attire l’attention du maire et des autorités sur le fait que « nos enfants vont à l’école et au collège » durant la journée. « Nous-mêmes, parents, sommes au travail. Qui sait ce qui se passe ici ? On nous a laissés comprendre que certains vendaient et achetaient de la drogue. Et que d’autres trafics de ce genre se déroulent ici en plein jour. » Et de souligner : « Eski pou bizin atann ki ena enn agresion ? Lerla, lapolis pou reazir… kan tro tar ! »