Il a alterné le bon et le mauvais pour sa rentrée après deux journées de suspension. Une victoire avec Seeking The Dream, deux semaines de suspension pour une double faute d’interférence avec Emblem Royale dans l’épreuve d’ouverture. Jeannot Bardottier était déçu de son mois mouvementé de mai 2017, mais il ne désarme pas pour autant avec un compteur qui affiche quand même six gagnants. « Je suis un battant », insiste-t-il.
Coïncidence : c’est une interférence avec ce même Emblem Royale (6e journée) qui lui avait valu une semaine de mise à pied et qu’il avait purgée le 20 mai, une semaine avant celle provoquée par Social Network. Alors qu’il s’apprêtait à faire son retour samedi au sortir d’un voyage éclair en Chine, il écopa d’une autre journée de suspension assortie de Rs 20 000. « Tout cela fait beaucoup », remarque Jeannot Bardottier. « J’ai fait appel de cette sanction liée à mon absence au training (ndlr : 7 et 17 mai). Je compte aller me défendre moi-même à l’appel », poursuit le tumultueux jockey, avant d’enchaîner juste après sa sortie de la salle des commissaires samedi dernier. « Je viens d’écoper de deux journées de suspension sur Emblem Royale. »
Le visage de Bardottier s’illumine cependant quand il évoque sa victoire sur Seeking The Dream. « C’est un gagnant attendu. Déjà, Seeking The Dream m’avait procuré un bon feeling au training. Il revenait sur son parcours favori (1850m). Avec les false rails à 4,50m, j’avais déjà écarté Seven Carat de la course. Je considérais Aspara comme mon concurrent direct. Quand j’ai placé mon coursier one off, j’estimais que le plus gros du travail était fait. Et j’ai eu raison. Il a très bien accéléré en ligne droite. »
« J’irai me défendre seul »
À son meeting de reprise où il avait cinq montes très en vue, sanctionnées par un seul gagnant, Bardottier se dit habité par des « sentiments mitigés. » « Emblem Royale, favori, a été une déception. Il n’a jamais pu se détendre durant la course. Il n’a jamais eu le kick attendu dans l’emballage final », avance-t -il.
Que s’est-il passé avec le gris Sir Earl Grey, que beaucoup voyaient comme un vainqueur, lui qui revenait après un bon repos. « Ma monture a été contrainte à courir en épaisseur jusqu’au 1000m. Sir Earl Grey s’est montré courageux en ligne droite mais n’avait pas suffisamment de gaz contre un Dustan, voire un Castle, meilleurs dans la course », admet Bardottier.
Présent dans l’épreuve principale avec Netflix, il a subi la loi de son compagnon d’entraînement Awesome Adam. « J’étais pressenti pour piloter Awesome Adam, mais Wiggins a préféré le monter après le tirage au sort des lignes. Moi, j’ai découvert Netflix seulement durant la course. Il a du potentiel et a besoin de plus de distance. Il est à surveiller quand il sera aligné sur plus long. »
Shield of Thunder, qui avait offert à Jeannot Bardottier la 100e victoire de sa carrière le 8 avril, mais qui s’alignait cette fois contre l’épouvantail Count Henry, n’a été qu’un simple figurant dans un combiné de C7-8. À quoi le jockey a réagi : « Je pense que Shield Of Thunder est plus efficace quand il court caché. Il était tendu. Dans cette valeur, il a montré qu’il était débordé. »